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Les producteurs de petits pois espèrent que le week-end sera assez clément pour commencer à semer. Crédit photo: Gracieuseté de la FQPFLT

Les producteurs de petits pois espèrent que le week-end sera assez clément pour commencer à semer. Crédit photo: Gracieuseté de la FQPFLT

Des producteurs impatients de commencer à semer

Avec les beaux jours qui tardent à arriver, les semis accusent d’une dizaine de jours de retard. Des producteurs de légumes destinés à la transformation, plus spécifiquement ceux qui cultivent des petits pois, espèrent que le week-end sera assez clément pour commencer à semer.

Pascal Forest se croise les doigts en surveillant les prévisions météo des prochains jours. Le président de la Fédération québécoise des producteurs de fruits et légumes de transformation (FQPFLT) confirme qu’aucune culture de pois n’a encore pu débuter en raison du temps froid. « On ne peut pas se permettre de [cultiver] dans de mauvaises conditions », soutient l’agriculteur.

« Il y a quatre ou cinq ans, on avait la certitude de pouvoir semer des pois [dès le 15 avril]. Là, le portrait a changé. L’effet du climat joue sur la performance », analyse Arnaud Bardon, responsable agronomique chez Bonduelle, leader mondial des légumes surgelés et en conserve. Il estime que la situation n’est pas encore critique, mais que d’autres retards pourraient nuire aux volumes de production attendus.

Et le phénomène risque de s’intensifier avec les changements climatiques. Les rendements sont assurés à 80 % par les composantes du sol, la génétique des plantes et le travail du producteur, mentionne M. Bardon. « Les 20 % qui restent, c’est le climat. Mais [cette proportion] vient de plus en plus peser dans la balance. C’est un vrai souci qu’on a », insiste-t-il.

Ce retard n’est toutefois pas exceptionnel. Le producteur de pois et de haricots Hugues Landry, en Montérégie, se souvient très bien de la saison 2017, où les semis accusaient du retard. La production avait finalement été satisfaisante grâce à l’automne particulièrement chaud. « Il peut y avoir de belles surprises à la fin », espère Arnaud Bardon, de Bonduelle.