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Simon Charbonneau, dont l’entièreté de la production est cultivée sous bâche, avait déjà récolté une centaine de boîtes de fraises, la semaine dernière. Photo : Gracieuseté de FraiseBec

Simon Charbonneau, dont l’entièreté de la production est cultivée sous bâche, avait déjà récolté une centaine de boîtes de fraises, la semaine dernière. Photo : Gracieuseté de FraiseBec

Des primeurs de fraises hâtives après la canicule

La canicule de quelques jours survenue à la fin mai a permis à certains producteurs de commencer la récolte de fraises sous bâche « particulièrement hâtivement », la semaine dernière.

Selon le producteur David Lemire, de la Ferme horticole Gagnon à Trois-Rivières, les primeurs de fraises sont rarement prêtes à être cueillies avant le
8 juin. « C’est surprenant, parce qu’on avait eu un mois de mai plutôt froid avant la vague de chaleur », estime celui qui a pu vendre ses premiers petits fruits en kiosque le 2 juin.

Calibre plus petit et malformations

Simon Charbonneau, dont l’entièreté de la production est cultivée sous bâche, avait déjà récolté une centaine de boîtes de fraises à Sainte-Anne-des-Plaines, dans les Laurentides, la semaine dernière. « Je dirais que la qualité des premières fraises est belle et que le rendement est bon. Mais le calibre est un peu plus petit que d’autres saisons », a témoigné le copropriétaire de FraiseBec, qui avait déjà commencé à vendre ses primeurs dans quelques épiceries et qui prévoyait ouvrir son kiosque et permettre l’autocueillette sous peu.

En Montérégie, David Côté remarque quant à lui que les températures sous zéro de la fin avril ont eu un impact sur une partie de sa production de primeurs sous bâche. « Je vois des malformations sur certaines fraises et le calibre est parfois plus petit, mais je pense que tout ça se replacera d’ici sept à dix jours », prévoyait le copropriétaire des Jardins Damaco, à Saint-Paul-d’Abbotsford, le 4 juin.

La « vraie saison » à la fin du mois

Joint la veille, Louis Bélisle avait déjà commencé la cueillette de fraises hâtives depuis quelques jours dans les Laurentides, mais prévoyait récolter un volume plus intéressant de primeurs à partir de la semaine suivante. « La chaleur a fait sortir des fraises, mais comme il a fait froid ensuite, on dirait que ça a tout mis sur pause », a fait remarquer le copropriétaire de la ferme A. Bélisle et Fils, de Saint-Eustache.

En fait, la « vraie saison » des fraises ne débutera pas avant la Fête nationale, dans la plupart des fermes du Québec, estime David Lemire. « La canicule a fait sortir les fraises sous bâche plus rapidement, mais les fraises non couvertes, elles, sortiront probablement un peu plus tard qu’à l’habitude, parce que le printemps a été froid, dans l’ensemble », explique le président de l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec, qui prévoit démarrer la saison de l’autocueillette vers la fin juin à sa ferme. 

La récente vague de chaleur permet la cueillette hâtive de primeurs de fraises dans quelques fermes du Québec. Photo : Gracieuseté de la Ferme horticole Gagnon

La récente vague de chaleur permet la cueillette hâtive de primeurs de fraises dans quelques fermes du Québec. Photo : Gracieuseté de la Ferme horticole Gagnon