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L’échinochloa pied-de-coq. Photos : Gilles Ayotte

L’échinochloa pied-de-coq. Photos : Gilles Ayotte

De véritables nuisances

En cette période estivale, voici une série de capsules présentant 10 plantes nuisibles en milieu agricole. Cette semaine : l’échinochloa pied-de-coq et la renouée du Japon.

L’échinochloa pied-de-coq

Cette plante annuelle a tout pour ne pas se faire aimer et non sans raison. Elle figure parmi les plantes les plus nuisibles à l’agriculture un peu partout sur la planète. On la retrouve dans les fossés, dans les jardins, dans les milieux humides, mais également dans les sols cultivés. Cette graminée est particulièrement nuisible dans les cultures de céréales, de maïs, de soya et d’oignons. L’échinochloa (Echinochloa crus-galli L.) constitue aussi une nuisance dans les cultures semées tardivement, car l’émergence se fait après celle de cette plante envahissante.

N’étant pas indigène, l’échinochloa est une mauvaise herbe prolifique. Un seul plant peut produire en moyenne de 500 à 4 000 graines qui sont viables jusqu’à 10 ou 15 ans dans le sol. Les graines germent en grande quantité si elles n’y sont pas enfouies profondément. Cette graminée colonisatrice se plaît notamment dans les sols humides, voire très humides.

Lutte

Il existe plusieurs traitements chimiques pour lutter contre l’échinochloa pied-de-coq. C’est par ailleurs une plante qui est très facile de contrôler. On peut aussi arracher les plants à la main lorsqu’ils sont peu nombreux. Le recours aux conseils d’un agronome est recommandé.

La renouée du Japon

La renouée du Japon

La renouée du Japon

La beauté de la renouée du Japon (Fallopia japonica), originaire d’Asie, ne fait aucun doute. On la reconnaît à sa tige creuse semblable à une canne de bambou – elle est aussi appelée le bambou japonais – et à ses fleurs d’un blanc crème. Introduite en Europe au 19e siècle, cette plante vivace a récolté des prix dans les concours d’horticulture ornementale. Au Québec, sa présence remonterait à 1918, sans doute pour ajouter une touche de beauté dans les plates-bandes. Or, le problème est qu’elle est sortie des jardins et de la cour. À présent, on la retrouve dans plusieurs régions du Québec où elle envahit divers milieux : les friches, les milieux riverains, les talus de route ou de voies ferrées, les milieux humides, etc. La hauteur de cette plante qui peut atteindre 2 ou 3 m durant l’été n’est que la pointe de l’iceberg. Son important système racinaire, les deux tiers de la biomasse du plant se trouvent dans le sol – rend la reproduction de la renouée du Japon très efficace. En effet, les rhizomes peuvent atteindre jusqu’à 3 m de profondeur dans le sol et jusqu’à 10 m de diamètre et donnent naissance à de nouveaux plants. Il est difficile d’éradiquer la renouée par des moyens mécaniques. Toutefois, l’utilisation de produits chimiques donne de très bons résultats. Le recours aux conseils d’un agronome est recommandé.

Francine Saint-Laurent, collaboration spéciale