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Lorsque la température interne du foin sec dépasse les 55 °C en raison d’un taux d’humidité supérieur à 20 %, une réaction chimique se déclenche et provoque un effet de surchauffe. Photo : Archives/TCN

Lorsque la température interne du foin sec dépasse les 55 °C en raison d’un taux d’humidité supérieur à 20 %, une réaction chimique se déclenche et provoque un effet de surchauffe. Photo : Archives/TCN

Combustion spontanée : la vigilance est de mise

La canicule ne devrait pas être un prétexte pour baisser la garde au moment de presser le foin sec. Un taux d’humidité trop élevé dans les grosses balles rondes et carrées peut mener à une combustion spontanée.

Ce phénomène est le résultat d’une surchauffe du foin provoquée par l’activité microbienne. Au-delà de 85 °C (185 °F), les gaz produits par cette activité risquent de s’enflammer au contact de l’air.

« Dans des conditions d’entreposage en deça des 15 % de taux d’humidité, il n’y a pas à s’inquiéter, explique Huguette Martel, agronome et conseillère spécialisée en plantes fourragères au ministère de l’Agriculture. Par contre, il peut arriver que des masses de foin plus humides aient été pressées et entreposées dans le lot. C’est à ce moment-là qu’il peut y avoir surchauffe. »

Pour éviter ces variations, il est important de vérifier le taux d’humidité à plusieurs reprises et d’ajuster la densité du pressage en conséquence, recommande Martine Giguère, agronome chez Agro-Bio Contrôle. « Des additifs peuvent être également utilisés pour limiter la formation des levures et des moisissures, et ainsi contrôler la hausse de chaleur. »

Une autre façon de prévenir ce phénomène est de vérifier régulièrement la température des balles à l’aide d’une sonde, soulignent les deux agronomes. « À partir de 65 °C, ça envoie un sérieux avertissement et c’est le temps de déplacer ses balles pour les aérer», suggère Mme Giguère.