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Beaucoup d’abeilles dans les bleuetières du Lac

Rien n’est encore gagné, mais si la tendance se maintient, la saison des bleuets sauvages s’annonce prometteuse au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« Il y a énormément de fleurs dans les bleuetières, constate Gervais Laprise, directeur général du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec. On est dûs pour une bonne année. »

Il a visité jeudi dernier une coopérative où, dit-il, « les abeilles étaient tellement nombreuses qu’on y entendait un bourdonnement en bruit de fond ».

« Les abeilles sont au travail », observe-t-il. Et tout cela grâce à l’étroite collaboration entre les apiculteurs, qui y placent leurs ruches, et les producteurs.

La pollinisation du bleuet est considérée comme l’étape la plus importante dans la production de petits fruits sucrés.

Pas de gel

Gervais Laprise se croise les doigts, tout comme les producteurs, qui savent mieux que quiconque que des conditions météorologiques « favorables » contribuent à la « croissance » du bleuet.

« C’est bien parti, ajoute-t-il. Nous n’avons pas connu de gel printanier, ce qui est une exception. La météo des prochains jours nous donne des températures idéales. Le mercure ne descendra pas sous les 10 degrés la nuit. »

Il n’est pas sans se rappeler que 2013 a été une année catastrophique au Saguenay–Lac-Saint-Jean, responsable de 85 % de la production québécoise, en raison du gel.

Ainsi, la récolte de bleuets sauvages a totalisé 25 millions de livres, presque deux fois moins que la moyenne de 45 millions. Une des pires récoltes depuis 10 ans qui a amené La Financière agricole du Québec à verser des compensations à 176 producteurs, pour une somme de 6 M$.

Il faut rappeler qu’en 2011, par contre, les producteurs québécois de bleuets sauvages avaient remporté leur Coupe Stanley grâce à une récolte record de 70 millions de livres.