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Crédit photo : Shutterstock.com

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4 conseils pour s’attaquer au problème de résistance

Pour éviter l’émergence de résistances, il importe d’adopter une série d’approches.

Effectuer une rotation des cultures

« Il ne faut pas se limiter au soja et au maïs, indique Sandra Flores-Mejia, du CÉROM. En variant le type de culture, on augmente les chances de casser le cycle de vie d’une mauvaise herbe. » Un producteur devrait par exemple privilégier une culture qui pousse tôt en saison pour faire compétition à une mauvaise herbe qui pousse plus tard, explique-t-elle.

Varier les groupes chimiques de pesticides utilisés

« Chaque classe de pesticide a son mode d’action, explique Daniel Cormier, de l’IRDA. En variant le type de pesticide utilisé, on varie les modes d’action, et on fait en sorte qu’on ne donne pas systématiquement un avantage aux plantes et aux insectes qui sont résistants à un pesticide. »

Appliquer les 4 B

L’application du bon pesticide à la bonne dose, au bon moment et au bon endroit aide beaucoup. « Ce n’est pas parce qu’on a un problème avec un insecte ou une herbe qu’il y a forcément résistance à ce produit, explique M. Cormier. Souvent, le problème est dû à une mauvaise utilisation du pesticide. » « L’important, c’est de s’assurer en fin de saison qu’on arrache les plantes qui ont poussé avant qu’elles ne fassent des graines, ajoute Mme Flores-Mejia. On évitera de cette façon la propagation de la mauvaise herbe. »

Alterner avec d’autres méthodes

Des solutions de rechange aux insecticides existent, telles que les prédateurs d’insectes, les parasitoïdes ou les approches biochimiques, comme la confusion sexuelle utilisée pour nuire à la reproduction du carpocapse. « Cette approche a permis de réduire de façon considérable l’utilisation de pesticides pour la pomme », explique M. Cormier.