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La production d’œufs de consommation a retrouvé son rythme normal, mais les effets de la troisième vague de la COVID-19 pourraient se faire sentir dans quelques semaines. Photo : Archives/TCN

La production d’œufs de consommation a retrouvé son rythme normal, mais les effets de la troisième vague de la COVID-19 pourraient se faire sentir dans quelques semaines. Photo : Archives/TCN

Un retour à la normale encore fragile

Les répercussions des deux premières vagues de la COVID-19 se sont estompées pour les producteurs d’œufs de consommation du Québec. « Le marché s’est bien rétabli; il est même revenu très fort », a indiqué Paulin Bouchard, président de la Fédération des producteurs d’œufs du Québec (FPOQ) dans le cadre de l’assemblée générale annuelle de l’organisation, le 20 avril.

La troisième vague commence toutefois à se faire sentir et la FPOQ se croise les doigts pour ne pas avoir à imposer d’autres mesures qui diminueraient la production.

« Pour l’instant, le secteur de la transformation a la possibilité de repousser jusqu’en décembre 2021 le pourcentage d’œufs provenant de l’importation. Ce qui permet d’écouler les surplus qui ont commencé à s’accumuler dans les entrepôts des producteurs québécois depuis le début de la troisième vague, explique M. Bouchard. Ce qu’on souhaite le plus, c’est que la fermeture des restaurants et des hôtels ne s’éternise pas trop. La vaccination va jouer un rôle important, mais disons que les trois ou quatre prochaines semaines seront déterminantes », a-t-il mentionné en ajoutant avoir bon espoir que le marché se stabilise.

Plaidoyer pour la production hors quota

Invité à l’assemblée, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, André Lamontagne, a livré un discours teinté par l’intérêt grandissant de la population pour la consommation locale et de proximité. « Il faut avoir davantage d’ouverture pour la production hors quota », a-t-il suggéré en ajoutant que cette approche permettrait une meilleure « acceptabilité sociale » du système de gestion de l’offre.  « Ce système a plusieurs avantages, mais il faut éviter de tomber dans le confort et essayer de sauver ce qu’on a à protéger. Il faut plutôt écouter le consommateur, se tourner vers l’avenir et savoir se remettre en question », a-t-il recommandé. Le président de la FPOQ, Paulin Bouchard, a répondu que « c’est ce que la fédération essaie de faire depuis 50 ans ».

En entrevue avec La Terre au lendemain de l’assemblée, M. Bouchard a précisé que le programme d’aide au démarrage d’œufs destinés à la vente directe, qui existe depuis 20 ans, répondait bien aux besoins du marché de proximité, selon lui. « On ne veut pas non plus ouvrir complètent les valves et faire en sorte que nos 25 producteurs qui desservent ce marché ne puissent plus survivre. Notre objectif est d’y aller progressivement en offrant un encadrement afin que les règles de salubrité et de bien-être animal, entre autres, soient bien appliquées, et en nous assurant que les producteurs sont répartis un peu partout sur le territoire », a fait savoir celui qui a été réélu président.