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La Terre des bisons à Rawdon envisage d’accueillir de nouveau la course à obstacles Prison Break sur son site cette année, en respectant les consignes sanitaires. Photo : Gracieuseté de La Terre des bisons

La Terre des bisons à Rawdon envisage d’accueillir de nouveau la course à obstacles Prison Break sur son site cette année, en respectant les consignes sanitaires. Photo : Gracieuseté de La Terre des bisons

Plus « de lousse » que prévu pour l’agrotourisme

Le plan de déconfinement du gouvernement Legault annoncé la semaine dernière a pris par surprise des propriétaires de fermes agrotouristiques qui ne s’attendaient pas à autant de latitude aussi rapidement.

« Ça donne de l’espoir, mais il reste des choses à vérifier », témoigne Josée Toupin, copropriétaire de La Terre des bisons, dans Lanaudière. Dès le 25 juin, la tenue d’événements extérieurs rassemblant 2 500 personnes sera permise, sous certaines conditions, en zones jaune et orange. L’entreprise agrotouristique de Rawdon songe donc à recevoir de nouveau sur son site la course à obstacles Prison Break qui accueille normalement plusieurs milliers de coureurs, séparés en différents groupes, sur une journée entière. L’événement déployé là-bas depuis environ huit ans avait été annulé l’an dernier en raison des contraintes sanitaires. « On pense pouvoir remettre ça à la fin août, mais ça reste à confirmer. Et il faut voir comment on le déploierait », ajoute Mme Toupin.

Anne Monna, copropriétaire de Cassis Monna et Filles à l’Île-d’Orléans, s’est pour sa part étonnée de pouvoir rouvrir sa terrasse à compter du 28 mai. Cette dernière détient sur son site une boutique de produits à base de cassis cultivés à la ferme, une crémerie, mais aussi un restaurant et une terrasse. « C’est plus tôt que ce qu’on pensait. On se mettait comme objectif de pouvoir l’ouvrir à la Saint-Jean-Baptiste, mais on ne se plaindra pas ! » réagit-elle.

De son côté, Philippe Beauregard, du Potager Mont-Rouge en Montérégie, a récemment reçu plusieurs demandes de réservations pour des visites scolaires dans son verger, dès l’automne prochain. En 2020, il n’avait accueilli aucun groupe scolaire pour l’autocueillette de pommes, en raison de la crise.

« Un virage » déjà fait

Lise Villeneuve, de la Ferme Brylee en Outaouais, s’est dite « très surprise » de l’assouplissement aussi rapide des mesures sanitaires. Pour elle, néanmoins, le plan de déconfinement « ne change pas grand-chose », car la crise sanitaire a déjà entraîné « un virage » de sa ferme. Elle songe d’ailleurs à cesser l’organisation de mariages sur son site. « On n’a eu aucun mariage l’an dernier, avec la COVID. Cette année, on en a de prévus à l’automne, mais c’est compliqué. Je pense que ce sera peut-être la dernière année », témoigne celle qui envisage de capitaliser sur les boîtes de prêt-à-manger; un legs de la crise sanitaire. « Les initiatives qui ont émergé de la COVID vont rester. Nous, en tout cas, on en est à revoir ce qu’on fait à la ferme », mentionne-t-elle.