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Après d’importantes éclosions de COVID-19 dans trois de ses usines d’abattage, Olymel soutient que la situation se rétablit rapidement. Photo : Archives/TCN

Après d’importantes éclosions de COVID-19 dans trois de ses usines d’abattage, Olymel soutient que la situation se rétablit rapidement. Photo : Archives/TCN

La vigilance toujours de mise dans les usines d’Olymel

Après d’importantes éclosions de COVID-19 qui ont affecté dans les dernières semaines les travailleurs des usines de transformation d’Olymel de Princeville, dans le Centre-du-Québec, et de Vallée-Jonction, dans Chaudière-Appalaches, la situation « se rétablit rapidement », estiment les représentants de l’entreprise et les autorités de la Santé publique.

« Les employés sont pour la majorité de retour en poste et les usines ont repris ou reprendront très prochainement un rythme d’abattage normal », a fait savoir Richard Vigneault, porte-parole d’Olymel, le 13 novembre.

La Direction de santé publique du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec rapporte pour sa part cinq nouveaux cas dans l’usine de Princeville après un dépistage massif d’une centaine d’employés. « Ces résultats nous permettent de dire que l’éclosion est maîtrisée », indique Guillaume Cliche, agent d’information au CIUSSS. L’usine de Yamachiche, dans la même région, compte encore trois cas actifs.

Du côté de Vallée-Jonction, où une éclosion majeure a touché quelque 144 travailleurs depuis le mois d’octobre, la Santé publique de Chaudière-Appalaches confirmait, le 13 novembre, sept cas actifs.

Une « couche additionnelle » de mesures

En collaboration avec l’Institut national de santé publique du Québec et les autorités de la Santé publique de Beauce-Appalaches, les représentants d’Olymel disent avoir ajouté au cours des dernières semaines  « une couche additionnelle de mesures » à celles qui étaient déjà en place dans toutes leurs usines de transformation de viande afin de prévenir d’autres éclosions. « Des infirmières sont par exemple présentes, lorsque cela est possible, dans les usines pour évaluer les symptômes des travailleurs. Et des mesures comme des avances salariales sont disponibles pour que les employés ne subissent pas de pertes financières en cas de retrait préventif.  Des effectifs supplémentaires ont aussi été déployés pour s’assurer que la désinfection des espaces  et les mesures de distanciations entre les employés soient appliquées à la lettre », assure M. Vigneault. Celui-ci précise que malgré tout, la compagnie ne peut pas prévenir les contaminations communautaires pouvant survenir en dehors du lieu de travail.

Hausse du volume des porcs en attente

La situation est loin de se résorber du côté des éleveurs de porcs de la province, qui sont aux prises avec 95 000 bêtes en attente et une hausse moyenne du poids dans les élevages. Les représentants d’Olymel, principal transformateur de porcs au Québec, indique qu’ils sont en contact jour et nuit avec les intervenants du secteur pour trouver des solutions. « Mais on souhaite aussi que nos employés soient en santé et qu’ils récupèrent rapidement », spécifie M. Vigneault en précisant que les heures supplémentaires se font sur une base volontaire. « On en a fait en mai et en juin. Il pourrait s’en faire dans les prochaines semaines », ajoute-t-il.  Par ailleurs, des mesures comme le détournement des porcs en provenance de l’Ontario vers d’autres abattoirs sont appliqués « autant que possible ». « Mais on ne veut pas non plus créer le même problème en Ontario », soutient le porte-parole d’Olymel.