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Photo : Archives / TCN

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La distribution des semences se poursuit

BAIE-DU-FEBVRE — Les distributeurs de semences se font rassurants : leurs activités se poursuivent.

« Les livraisons se font normalement, mais on prend des mesures pour éviter les contacts entre les camionneurs et les clients, explique le directeur général de La Coop Comax de Saint-Hyacinthe, Patrice Gagnon, l’une des plus importantes coopératives agricoles au Québec. On a même abandonné les factures papier en favorisant les envois électroniques évidemment pour réduire les contacts entre les personnes. »

Même son de cloche chez RDR Grains et Semences, de Nicolet, dans le Centre-du-Québec, l’un des plus grands semenciers biologiques et conventionnels de l’est du Canada.

« Il n’y a pas vraiment de retard dans nos livraisons, explique Yves Gervais, directeur des ventes. On a le stock nécessaire parce qu’on produit la grande majorité de nos semences et celles qui viennent de l’extérieur seront livrées au cours des prochains jours. »

Là aussi, un train de mesures a été mis en place pour réduire les contacts parmi le personnel et avec les travailleurs de l’extérieur. Les clients doivent éviter de se rendre au centre de distribution en passant leur commande par téléphone ou Internet.

Frais de livraison assumés

La Coop Covilac, de Baie-du-Febvre, également dans le Centre-du-Québec, a annulé l’activité portes ouvertes qui devait avoir lieu cette fin de semaine pour permettre aux producteurs qui le désirent d’aller chercher leurs semences.

« Il n’y a pas de risque à prendre, indique le directeur adjoint, Pascal Larivière. On a informé nos membres de ne pas se présenter, qu’on assumait les frais de livraison. »

Les responsables des centres de distribution invitent d’ailleurs les producteurs à s’y prendre à l’avance pour passer leurs commandes afin d éviter de mauvaises surprises si les livraisons venaient à accuser du retard.

« Tant qu’on a le personnel, on peut répondre à la demande », explique M. Gagnon, faisant bien sûr référence aux difficultés qui peuvent surgir si les livreurs et autres camionneurs viennent à s’absenter pour des raisons de santé. Il s’empresse d’ailleurs de remercier chaleureusement le personnel encore au travail.

« Si nos activités se poursuivent, c’est parce que les travailleurs sont présents, dit-il. On maintient nos tâches administratives au minimum pour réduire les contacts, mais nos opérations sont maintenues, notamment dans nos deux meuneries qui fonctionnent à plein rendement pour être en mesure de répondre aux besoins des producteurs. »

Visites à la ferme limitées à l’essentiel

Les visites à la ferme du personnel des coopératives sont limitées à l’essentiel. « Nos spécialistes ont eu la consigne de faire les consultations à distance à moins qu’une visite des lieux soit essentielle, explique le directeur adjoint de La Coop Covilac, Pascal Larivière. Si c’est le cas, ils doivent évidemment limiter les contacts. »

Il a été demandé aux employés de valider l’état de santé des personnes qu’ils prévoient rencontrer avant de se déplacer, peut-on lire dans le communiqué publié sur le site de La Coop Comax.

« Il est essentiel de protéger nos travailleurs parce que sans eux, on risque de rencontrer de sérieux problèmes », conclut le directeur général Patrice Gagnon.