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Le propriétaire de la Pépinière Abbostford, Pierre Paquette, croit qu’avec le confinement, plusieurs familles auront envie de jardiner cette année. Crédit : Archives/TCN

Le propriétaire de la Pépinière Abbostford, Pierre Paquette, croit qu’avec le confinement, plusieurs familles auront envie de jardiner cette année. Crédit : Archives/TCN

COVID-19 : soulagement dans les jardineries

Autorisés à rouvrir au public dès aujourd’hui, les propriétaires de serres, de pépinières et de jardineries poussent un soupir de soulagement. « Depuis 48 heures, nous allons mieux, confie Christian Brunet, président du regroupement Québec Vert. On travaillait très fort pour une réouverture. Elle arrive un peu vite, mais on ne s’en plaindra pas. »

Le producteur ornemental André Carbonneau, qui avait interpellé le premier ministre Legault sur les réseaux sociaux en mars, s’estime très heureux de la décision du gouvernement provincial d’avoir permis la réouverture des serres, des pépinières et des centres de jardins. « Je vis un bonheur incroyable en ce moment, mais les prochaines semaines vont nous demander beaucoup de travail et de logistique. » Le propriétaire des Jardins André Carbonneau, à Louiseville en Mauricie, a donc ouvert aujourd’hui en recevant un client à la fois. La « vraie » ouverture est toutefois prévue pour lundi, le temps d’adapter son centre et de former les employés aux nouvelles mesures de sécurité.

Le propriétaire des Jardins André Carbonneau, André Carbonneau, se réjouit de la réouverture des jardineries, des pépinières et des serres. Il s’attend à devoir travailler plus qu’à l’habitude pour répondre à la demande. Crédit : Gracieuseté d’André Carbonneau

Le propriétaire des Jardins André Carbonneau, André Carbonneau, se réjouit de la réouverture des jardineries, des pépinières et des serres. Il s’attend à devoir travailler plus qu’à l’habitude pour répondre à la demande. Crédit : Gracieuseté d’André Carbonneau

L’ouverture de la Pépinière Abbotsford, de Saint-Paul-d’Abbotsford en Montérégie, a demandé ce matin un certain défi logistique, explique son propriétaire Pierre Paquette. « On s’est fait un plan d’action. On a acheté du désinfectant en grande quantité et on a peint en rouge un parcours dans le magasin pour garder une bonne distance. Un employé va être affecté à temps plein à la désinfection des surfaces et un autre donnera les consignes de sécurité aux clients. »

Pour sa part, le propriétaire de la serre Le Paradis des orchidées à Laval, Georges Leblond, compte ouvrir demain. « Les clients auront seulement accès à l’espace des ventes et nous avons installé un poste de lavage de mains à l’entrée. » Le producteur floral se réjouit de pouvoir accueillir de nouveau les clients, mais ne croit pas pouvoir récupérer les sommes qu’il a perdues à Pâques. « Avec la fermeture de plusieurs fleuristes, nous avons fait seulement 5 % de notre chiffre d’affaires habituel. »

Un protocole sanitaire à appliquer

Avant de procéder à leur réouverture, les entreprises en horticulture ornementale doivent se plier aux consignes de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) qui a publié aujourd’hui sur son site internet une série de mesures de prévention de la COVID-19 comme la limitation de clients dans les établissements et le lavage des mains.

Malgré le confinement, Christian Brunet croit que les consommateurs ne bouderont pas leur plaisir de s’adonner au jardinage cette année. « Nos clients nous envoient des signaux positifs. Des gens qui n’ont jamais jardiné de leur vie posent des questions sur la manière de faire un potager. Reste à savoir si avec l’application des consignes de sécurité et la réaffectation des employés, la rentabilité des entreprises sera au rendez-vous », mentionne-t-il.