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Les allées et venues sur les fermes doivent être restreintes au maximum, insistent les Producteurs de lait du Québec. Crédit photo : Archives/TCN

Les allées et venues sur les fermes doivent être restreintes au maximum, insistent les Producteurs de lait du Québec. Crédit photo : Archives/TCN

COVID-19 : les fermes laitières appelées à tenir un registre des visiteurs

Afin d’assurer la sécurité des employés, les Producteurs de lait du Québec (PLQ) recommandent fortement aux agriculteurs de restreindre les allées et venues à la ferme, puis de tenir un registre des visiteurs.

On suggère par ailleurs de :

  • fonctionner par téléphone pour les suivis et les commandes;
  • ne pas entrer en contact en personne avec les intervenants appelés à agir à la ferme (expert-essayeur, vétérinaire, inséminateur, livreur d’intrants et autres conseillers) lorsque cela n’est pas essentiel;
  • se laver les mains fréquemment et rendre disponibles l’eau et le savon aux visiteurs;
  • désinfecter les surfaces après une visite;
  • éviter de se toucher le visage;
  • et respecter une distance de deux mètres lors d’interactions nécessaires en personne.

Les transporteurs, de leur côté, sont invités à  laver leurs mains après le ramassage du lait, à couvrir leur bouche lorsqu’ils toussent ou éternuent, à nettoyer chaque surface qu’ils touchent et à jeter tous les papiers absorbants après utilisation.

Le directeur des communications des PLQ, François Dumontier, spécifie que ce protocole d’hygiène s’inspire des recommandations émises par le ministère de l’Agriculture du Québec. Il ne vise pas à empêcher la contamination des animaux ou du lait, ajoute-t-il, mais bien à éviter la propagation du virus parmi les travailleurs.  « Il est important de rappeler que la pasteurisation du lait tue toutes les bactéries, incluant ce qui peut mener à la COVID-19 », précise M. Dumontier.

Secteur bovin

Les Producteurs de bovins du Québec ont également émis des directives aux éleveurs :

  • Remplir à l’avance la documentation de transport requise tout comme l’identification d’Agri-Traçabilité Québec pour la mise en marché des animaux, afin de limiter le contact entre les individus;
  • placer les animaux à l’extérieur de la ferme avant l’arrivée du transporteur;
  • et éviter le contact avec les bêtes, dans la mesure du possible, en cas de symptômes, et ce, même si rien ne prouve que le virus soit transmissible d’un humain à un animal.

Rappelons que la présence du public et des producteurs est interdite dans les encans réguliers et spécialisés jusqu’à nouvel ordre. Les ventes doivent se faire strictement à huis clos.

Prévoir de l’aide externe en cas de maladie

Comme plusieurs producteurs sont quasi-irremplaçables à la ferme, le président de l’Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau, leur rappelle d’être prudents, de s’isoler et de se protéger. Il suggère aussi de prévoir de « l’aide externe » prête à prendre le relais, en cas de maladie ou d’apparition de symptômes. « S’il n’y a pas d’employés, il en reviendra à la famille de s’occuper de la ferme. Et si la famille ne peut pas, peut-être prévoir l’aide d’un voisin. On ne peut pas arrêter de s’occuper de ses animaux du jour au lendemain. »