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Charles Lefebvre Saint-Arnaud est déjà au travail dans le champ de fraises des Jardins Bio Campanipol. Les visiteurs ne pourront pas se joindre à lui pour l’autocueillette cette année. Photo : Gracieuseté des Jardins Bio Campanipol

Charles Lefebvre Saint-Arnaud est déjà au travail dans le champ de fraises des Jardins Bio Campanipol. Les visiteurs ne pourront pas se joindre à lui pour l’autocueillette cette année. Photo : Gracieuseté des Jardins Bio Campanipol

Autocueillette annulée par endroits

Les contraintes imposées par la COVID-19 forcent l’annulation des activités d’autocueillette de fraises à la ferme Les Jardins Bio Campanipol, de Sainte-Geneviève-de-Batiscan en Mauricie.

« C’est vraiment déchirant de prendre une telle décision, explique Florence Lefebvre Saint-Arnaud, copropriétaire de l’entreprise avec ses parents et ses deux frères. On adore recevoir les gens, alors l’annulation de l’autocueillette a vraiment été crève-cœur. »

La famille en a décidé ainsi après avoir pris connaissance des mesures sanitaires imposées par la Santé publique pour recevoir les visiteurs dans les champs et calculé leurs impacts sur les activités de l’entreprise.

« Notre priorité est d’assurer la sécurité des visiteurs, indique Florence Lefebvre Saint-Arnaud. Nos champs sont éloignés et il faut assurer le transport des visiteurs par petits groupes, ce qui représentait une importante charge de travail. Comme l’autocueillette ne représente qu’une partie de nos activités, nous avons décidé de nous concentrer sur les autres. »

Les fraises seront tout de même récoltées par l’équipe d’une trentaine de cueilleurs de l’entreprise et offertes au kiosque à la ferme.

Pas généralisé

Le président de l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec, David Lemire, ne croit toutefois pas qu’on assiste à un vaste mouvement d’annulation de l’autocueillette dans la province.

« La plupart des producteurs sont heureux de pouvoir lancer la saison d’autocueillette, dit-il. Il y a tout de même de l’insatisfaction face aux contraintes qui sont imposées et qui empêchent par exemple les fermes qui disposent d’infrastructures de divertissement, comme des aires de jeux, de laisser les visiteurs en profiter. »

M. Lemire travaille d’ailleurs lui-même à mettre en place des mesures pour assurer le retour des visiteurs dans ses champs de la Ferme horticole Gagnon à Trois-Rivières.