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Plus de 200 000 poussins ont dû être euthanasiés en raison de la fermeture des salles à manger provoquée par la pandémie. Photos : Archives/TCN

Plus de 200 000 poussins ont dû être euthanasiés en raison de la fermeture des salles à manger provoquée par la pandémie. Photos : Archives/TCN

200 000 poussins euthanasiés

Depuis la fermeture des salles à manger provoquée par la pandémie, les Éleveurs de volailles du Québec (EVQ) ont dû réduire leur production de poulets de 15 % au cours des dernières semaines. Cela a eu pour conséquence d’euthanasier pas moins de 200 000 poussins et de détruire 2,3 millions d’œufs d’incubation avant leur éclosion, révélait récemment La Presse.

La décision de réduire la production a d’abord été prise par les Producteurs de poulets du Canada à laquelle la filière québécoise s’est conformée.

« Il a donc fallu réduire les placements de poussins et disposer des œufs d’incubation, une décision difficile, unique, contraire aux pratiques habituelles, mais nécessaire considérant la situation exceptionnelle que nous traversons tous », a expliqué par courriel Julie Boudreau, directrice générale des Couvoiriers du Québec.

Cette décision a ainsi permis d’éviter l’euthanasie de la volaille dans les poulaillers. Et en éliminant 2,3 millions d’œufs d’incubation avant l’éclosion, cela a également permis d’éviter l’euthanasie d’autant de poussins. Selon les Couvoiriers, il s’agit de moins de 1 %  de la production annuelle.

Appelé à réagir sur le sujet, le président des EVQ, Pierre-Luc Leblanc, estime que « c’était la meilleure décision à prendre dans les circonstances » même si ce n’est pas l’idéal. « C’est arrivé super vite. […] Il y avait d’énormes pressions sur les capacités d’abattage. Les marchés ne sont pas à la hauteur de ce qu’on s’attendait », indique-t-il.

Le fait de ralentir la production permet aussi de prévenir un risque qui est encore bien réel, celui de la fermeture d’une ou de plusieurs usines d’abattage.
«C’est toujours une menace avec la transmission rapide de la COVID-19. On n’est pas sans crainte en voyant ce qui s’est passé à Yamachiche [usine d’Olymel] », affirme M. Leblanc. Ce dernier souligne toutefois les dispositions rapides qu’ont prises les usines pour équiper et protéger leurs travailleurs.