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La Ferme-école Lapokita, à La Pocatière, est sous régie biologique. Elle a vu son nombre d’inscriptions en production laitière bio doubler. Photo : Martin Ménard/TCN

La Ferme-école Lapokita, à La Pocatière, est sous régie biologique. Elle a vu son nombre d’inscriptions en production laitière bio doubler. Photo : Martin Ménard/TCN

Les inscriptions explosent au collégial

VICTORIAVILLE — Le professeur Ghislain Jutras a été témoin de la progression « fulgurante » du nombre d’élèves en production maraîchère biologique. « Parfois on l’oublie, mais au début, ce n’était pas évident, le bio. Quand je suis arrivé en 2009, il n’y avait que trois élèves de deuxième année à la ferme-école… En 2019, on en compte 40; c’est incroyable », fait remarquer l’enseignant spécialisé en production légumière biologique à l’Institut national d’agriculture biologique.

À l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA), campus de La Pocatière, le nombre d’inscriptions au profil de spécialisation en production laitière biologique du programme de Gestion et technologies d’entreprise agricole vient de doubler, passant de 5 à 10 étudiants pour l’automne 2019. Précisons que l’ITA de La Pocatière possède sa propre ferme laitière sous régie biologique, avec 35 vaches en production. Les formations en production animale monogastrique et polygastrique bio demeurent cependant moins populaires. L’ITA ne possède pas ses propres installations pour l’élevage de ces types d’animaux sous régie bio, et les élèves doivent se rendre dans 15 fermes partenaires afin de manipuler ceux-ci.

Un programme hybride

L’ITA intègre aussi plus de 700 heures de formation en agriculture biologique dans son programme de Technologie de la production horticole et de l’environnement. Cette version hybride a contribué à une hausse sans précédent des inscriptions, qui devraient s’élever à 40, nous dit Guy Langlais. Le professeur et directeur du programme ajoute : « On pense que c’est le bon choix d’enseigner le bio et le conventionnel dans le même programme, car pour comprendre le bio, ce n’est pas mauvais de le comparer au conventionnel et vice-versa. »