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Alexandre Lampron fournit actuellement 2 000 litres par semaine aux épiciers, mais envisage d’augmenter la production à 5 000 litres par semaine. Photo : Gracieuseté de Alexandre Lampron

Alexandre Lampron fournit actuellement 2 000 litres par semaine aux épiciers, mais envisage d’augmenter la production à 5 000 litres par semaine. Photo : Gracieuseté de Alexandre Lampron

Le lait fermier des Lampron distribué à grande échelle

Le lait biologique contenu dans des bouteilles de verre à l’effigie de la Laiterie Lampron est en vente depuis septembre dans les huit succursales Avril de la province. Grâce au contrat signé avec le distributeur de produits naturels et biologiques Horizon Nature, les bouteilles sont également offertes dans certaines succursales Metro et IGA de la province. 

La laiterie fournit actuellement 2 000 litres par semaine aux épiciers, mais envisage d’augmenter la production à 5 000 litres par semaine. « Pour être rentable, il faut en vendre plus », affirme Alexandre Lampron, copropriétaire de la ferme et de la laiterie de Saint-Boniface en Mauricie.

Projets d’embouteillage

En attendant de pouvoir évaluer l’engouement pour ce produit sur le marché et la rentabilité de l’opération, l’entreprise fait embouteiller le lait à forfait. L’objectif de l’entrepreneur serait ­toutefois d’investir dans une usine d’embouteillage à la ferme. Il explique devoir actuellement payer des frais de transport supplémentaires pour pouvoir faire cheminer le lait biologique à travers le réseau de laitiers conventionnel. De plus, il assume déjà la gestion du nettoyage des bouteilles vides à la ferme, récupérées par l’usine d’embouteillage.

Si la crise de la COVID-19 n’avait pas frappé la province, les travaux de construction de la nouvelle usine à la ferme auraient déjà été entamés à l’heure actuelle, laisse-t-il entendre. Le lancement du nouveau réseau de distribution devait avoir lieu à l’Expo manger santé et vivre vert, au printemps. « Notre plan était de développer un réseau de vente pour augmenter nos volumes vendus par semaine, mais la COVID-19 l’a vraiment freiné, explique le laitier. Les magasins ne voulaient pas prendre de nouveaux produits et ça a freiné notre [élan] », poursuit-il.

Rentabilité

Alexandre Lampron est conscient que la rentabilité de son nouveau réseau de distribution reposera sur l’emplacement de son lait dans les frigos des épiciers, mais il est convaincu que la bouteille de l’entreprise saura attirer les consommateurs. « C’est sûr que les tablettes sont dures à avoir, mais on a une bouteille qui attire l’attention et on est placés dans les produits bio, souligne le producteur. Ce n’est pas simple, c’est sûr, mais ce n’est pas impossible. Et on n’est pas dans toutes les épiceries, mais on essaye de faire notre chemin, une épicerie à la fois. »

Distributrice de bouteilles retirée de Berri-UQAM

Les problèmes ont été nombreux pour la nouvelle distributrice de bouteilles de lait de la Laiterie Lampron installée dans la coopérative étudiante de la station de métro Berri-UQAM à Montréal au printemps. « On se disait qu’il y aurait beaucoup de monde; c’est une grosse station de métro avec beaucoup de trafic, mais on a eu la COVID en pleine face », indique Alexandre Lampron, copropriétaire de la ferme et de la Laiterie Lampron. D’abord, le confinement du printemps a mis un frein à l’achalandage de la station la plus fréquentée de la métropole et causé la fermeture des bâtiments de l’Université du Québec à Montréal, adjacents à la station.

Dans un second temps, la distributrice ne semblait pas réfrigérer suffisamment les bouteilles de lait et lorsque le propriétaire ajustait la température du frigo, le lait était parfois retrouvé gelé le lendemain. Enfin, « on ne savait pas, mais le courant était coupé la nuit dans le magasin pour faire des travaux », dit-il. L’appareil a dû être retiré, mais l’entrepreneur n’abandonne pas le marché montréalais pour autant. Il cherche actuellement une tour à condos de 300 habitations où relocaliser la distributrice.