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Les deux rangées de lait bio Natrel étaient presque vides au moment du passage de La Terre dans une épicerie de Saint-Hyacinthe, comparativement à un produit concurrent bio vendu un peu plus cher à ce moment. Photo : Martin Ménard / TCN

Les deux rangées de lait bio Natrel étaient presque vides au moment du passage de La Terre dans une épicerie de Saint-Hyacinthe, comparativement à un produit concurrent bio vendu un peu plus cher à ce moment. Photo : Martin Ménard / TCN

La hausse du prix du lait pourrait faire mal au bio

La hausse de 8,4 % du prix du lait pourrait freiner l’intérêt des consommateurs envers le lait bio, craint Bryan Denis, président du Syndicat des producteurs de lait biologique du Québec. « C’est pas mal sûr qu’il y aura des impacts. Avec l’augmentation prévue, le prix du lait bio pourrait dépasser 7 $ [pour un contenant de 2 litres]. C’est beaucoup plus cher que le prix des boissons végétales, comme le lait de soya et d’avoine. Ce sera un enjeu pour la croissance de notre secteur », analyse ce producteur de lait bio du Bas-Saint-Laurent.

Il précise que la hausse du prix se présente néanmoins comme une bonne nouvelle pour les producteurs laitiers en général, qui auront plus d’argent pour leur lait, surtout, rappelle-t-il, que le prix du lait a moins augmenté ces dernières années que l’inflation.

Par contre, si la hausse de prix du lait entraîne une diminution ou une stagnation de la demande de lait bio, cela pourrait affecter la prime offerte aux producteurs. Précisons que la prime est fixée, en partie, en fonction des ventes. Si la demande est moins élevée, et qu’une portion du lait bio doit être écoulée sur le marché du lait conventionnel, la prime diminue. Présentement, 84 % du lait bio est vendu comme étant bio, l’un des plus faibles taux de vente depuis huit ans.

Si la hausse de prix crée un effet négatif sur les ventes, cela pourrait aussi retarder l’entrée en scène des 13 fermes qui attendent présentement pour mettre leur lait bio en marché.

Bryan Denis souligne que les transformateurs de produits bio ont des ventes en croissance, ce qui représente une bonne nouvelle. De plus, son syndicat peaufine avec les transformateurs un plan de développement de la demande, incluant des investissements en marketing, des partenariats avec les commerces de détail et éventuellement, avec le milieu institutionnel. Il espère que ce plan portera des fruits.