Accompagné par Équiterre, l’Hôpital Sainte-Justine s’approvisionne auprès de trois fermes biologiques du Québec pour offrir des légumes locaux aux patients, aux visiteurs et aux employés.

Accompagné par Équiterre, l’Hôpital Sainte-Justine s’approvisionne auprès de trois fermes biologiques du Québec pour offrir des légumes locaux aux patients, aux visiteurs et aux employés.

Du bio local pour l’Hôpital Sainte-Justine

Le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine de Montréal vient de réaliser avec succès un projet-pilote d’achat de légumes biologiques et locaux. Trois fermes maraîchères québécoises ont vendu depuis juin entre 500 $ et 1 000 $ de légumes par semaine au centre pédiatrique.

« On voulait offrir aux enfants, aux parents et à nos employés les meilleurs aliments, exempts de produits chimiques. On est fiers de cette initiative. Le rayonnement est même plus important que prévu, raconte Josée Lavoie, chef de service des activités d’alimentation. Des employés nous ont dit qu’ils étaient heureux de l’attention qu’on leur porte. On veut répéter ça l’an prochain. » Évidemment, la facture est un peu plus élevée pour l’institution, « mais on demande aussi aux agriculteurs de faire un bout de chemin pour les prix », précise Mme Lavoie.

Près de 45 % des aliments servis à l’hôpital proviennent en partie du Québec. Josée Lavoie et son équipe veulent accroître cette proportion. Elle mentionne avec fierté que le miel est maintenant acheté chez un apiculteur local et que l’hôpital sert du vrai sirop d’érable du Québec.

Appui politique

Est-ce que cette initiative pourrait être imitée par d’autres établissements? « Je l’espère, mais c’est compliqué quand tu dépasses un certain volume; il faut des appels d’offres. Ça prend vraiment un levier politique si on veut augmenter la présence de produits locaux et bio », mentionne Mme Lavoie.

Elle souligne l’implication de son équipe. « On y croit et c’est ce qui fait que ça marche. J’ai quelqu’un de super allumé aux achats. Il faut aussi faire les analyses nutritionnelles et allergènes des produits. Ce n’est pas seulement le rêve d’une personne », explique-t-elle, précisant que son équipe a commencé à révolutionner l’offre alimentaire de l’hôpital en 2016 en décidant de proposer des repas à la carte lorsque le patient le désire. Cela a réduit énormément le gaspillage, puisque 25 % des repas étaient auparavant intouchés pour être finalement jetés.