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Treize nouvelles fermes laitières pourraient adopter le mode de production biologique l’an prochain. Crédit photo : Archives/TCN

Treize nouvelles fermes laitières pourraient adopter le mode de production biologique l’an prochain. Crédit photo : Archives/TCN

Le bio a aussi la cote dans le lait

DRUMMONDVILLE — Une hausse de 25 % du nombre de producteurs laitiers bio se dessine d’ici trois ans. Treize nouvelles fermes laitières pourraient adopter le mode de production biologique l’an prochain et 14 autres, les années suivantes.

« On est fiers d’être producteurs biologiques et il y a de la place pour de nouveaux joueurs », témoignent Éric et Dany Poulin, propriétaires de la Ferme Anrylin à Saint-Édouard-de-Lotbinière.

Prime bio

Comme en font foi les résultats des analyses du Groupe conseil agricole (GCA) Beauce-Frontenac, la Ferme Anrylin est l’une des plus rentables de sa région. Grâce à la prime bio, les Poulin reçoivent un prix 20 % supérieur pour le lait livré, ce qui représente une marge de 200 $ de plus par vache.

« Oui pour la prime bio et l’élimination des pesticides et des engrais chimiques pour la santé des sols, mais c’est beaucoup de travail et surtout beaucoup d’observations », nuance Éric.

40e Symposium sur les bovins laitiers

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Éric et Dany Poulin, producteurs de lait biologique à Saint-Édouard-de-Lotbinière, en compagnie de leur père André et de la présidente du Syndicat des producteurs de lait biologique du Québec, Linda Labrecque. Crédit photo : Pierre-Yvon Bégin/TCN

Les deux frères Poulin étaient conférenciers au 40e Symposium sur les bovins laitiers, le 27 octobre. Un participant leur a demandé si toutes les fermes laitières devraient pour autant adopter la régie biologique. « Non, parce que les prix baisseraient, a répondu Éric sans hésitation. Le biologique, ce n’est pas pour tout le monde. Tu te lèves le matin et tu ne sais pas ce qui va se passer. »

La présidente du Syndicat des producteurs de lait biologique du Québec, Linda Labrecque, qui était également conférencière, a confié à l’écart des micros, qu’elle aurait aimé bonifier la réponse d’Éric Poulin. « Ce serait souhaitable si tout le Québec devenait biologique, a-t-elle déclaré. Il y aurait moins de problèmes de contamination et de dérives de pesticides. »

Les Poulin ont mentionné que la cohabitation s’avérait facile à la Ferme Anrylin. Leur voisin, un producteur conventionnel, a accepté de ne pas « arroser » ses cultures, le temps de voir grandir la haie brise-vent.