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L’autocueillette n’a jamais été aussi populaire auprès des familles. On aperçoit ici Maude Carpentier et sa grand-mère Lucie St-Pierre. Photo : Gracieuseté de la Ferme horticole Gagnon

L’autocueillette n’a jamais été aussi populaire auprès des familles. On aperçoit ici Maude Carpentier et sa grand-mère Lucie St-Pierre. Photo : Gracieuseté de la Ferme horticole Gagnon

Année exceptionnelle pour l’autocueillette de fraises

S’il estime que les rendements dans les champs de fraises sont moindres par rapport aux précédentes années, le producteur Simon Charbonneau, de Sainte-Anne-des-Plaines dans les Laurentides, affirme que l’autocueillette, elle, n’a jamais été aussi populaire et que la demande des consommateurs est « exceptionnelle ».

« C’est la Saint-Jean tous les jours », dit le propriétaire de FraiseBec pour illustrer le très fort achalandage à sa ferme depuis le début de la saison. David Lemire, propriétaire de la Ferme horticole Gagnon à Trois-Rivières, estime quant à lui à 30 % la hausse de la demande en kiosque et également du nombre de personnes dans les champs pour l’autocueillette, par rapport aux années antérieures. « Le calibre des fruits est plus petit, mais la qualité est excellente », note l’agriculteur. 

David Côté.  Archives/TCN

David Côté. Archives/TCN

Le producteur David Côté, de Saint-Paul-d’Abbotsford en Montérégie, assure quant à lui avoir une récolte remarquable à tous les niveaux jusqu’ici, considérant qu’il ne s’agit pas d’une « année normale ». « L’engouement du consommateur est là, les marchés sont intéressants, les fraises sont sucrées et de bonne qualité, et je n’ai pas de pertes aux champs, même si je dois me débrouiller avec 10 travailleurs en moins », explique-t-il.

Des rendements moindres

Alors qu’il récoltait parfois jusqu’à 9000 boîtes de fraises par jour en 2019, Simon Charbonneau remarque ne pas avoir dépassé le cap des 5300 boîtes remplies quotidiennement, jusqu’ici, en 2020. Et ce n’est pas par manque de travailleurs, juge-t-il, mais plutôt parce que le rendement est moindre. Par chance, la popularité de l’autocueillette et la hausse du prix d’environ 3 $ la boîte de 10 contenants apaisent ses soucis financiers. « Il me manque 20 % de travailleurs étrangers temporaires pour la cueillette de fraises, mais je n’en laisse aucune aux champs », s’étonne le producteur. « Ce qui me fait peur, c’est la cueillette de framboises. Là, je risque de manquer de main-d’œuvre, parce que le rendement sera sûrement plus grand », anticipe-t-il par ailleurs.

Simon Charbonneau. Photo : Gracieuseté de FraiseBec

Simon Charbonneau. Photo : Gracieuseté de FraiseBec

David Lemire assure lui aussi avoir « un bon contrôle pour l’instant » sur ses récoltes, en raison d’une baisse de rendement aux champs. « On s’en sort en laissant de côté d’autres travaux comme le désherbage et le nettoyage », explique-t-il. « On concentre nos efforts sur la cueillette. Tous nos travailleurs sont là-dessus ».