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Une raison de plus d’offrir les vins québécois en épicerie

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La conclusion d’un accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne va se traduire par une baisse de tarifs sur les vins importés au Québec.

Résultat : les vins européens devraient coûter moins cher. Les vignerons québécois y voient un motif supplémentaire de hâter le pas afin de pouvoir enfin vendre leurs vins en épicerie.

« C’est une raison de plus », souligne Léon Courville, propriétaire du vignoble Les Brome. Celui-ci participait aujourd’hui à la conférence de presse convoquée par l’Association des détaillants en alimentation du Québec, qui repart en campagne afin de pouvoir vendre les alcools québécois.

Ex-politicien devenu propriétaire du Domaine du Ridge, Denis Paradis abonde dans le même sens. La vente dans quelques épiceries à proximité de son vignoble, affirme-t-il, lui permettrait de développer son entreprise. Il se dit incapable de satisfaire aux exigences actuelles de la Société des Alcools, qui lui réclame un nombre minimal de caisses. Il note aussi que deux gros joueurs, Constellation (75 %) de New York et Kruger (25 %) de Montréal, contrôlent aujourd’hui la distribution de vins dans les épiceries.

« Je ne peux fournir tout le Québec, mais je veux très bien faire affaire avec quelques marchands locaux », plaide-t-il.

Annick Gazaille est propriétaire d’un marché IGA à Magog. Elle est en train de construire un supermarché de 17 M$ où elle entend réserver une place de choix aux produits québécois. En 2004, elle avait perdu son permis de vente d’alcool pendant 14 jours pour avoir vendu des vins québécois. Dans son nouveau magasin, elle accordera une place importante aux bières produites par les microbrasseries québécoises. Elle se dit prête à faire de même avec les vins et alcools du Québec.

« On aimerait ça, encourager ceux qui nous encouragent », a-t-elle déclaré.