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Gaétan Gilbert et Mélanie Éliane Marcoux multiplient les petits gestes pour assurer le bien-être de leurs employés. photo : Claude Fortin

Gaétan Gilbert et Mélanie Éliane Marcoux multiplient les petits gestes pour assurer le bien-être de leurs employés. photo : Claude Fortin

Un cocon pour chaque employé

COMPTON – Mi-juin et c’est déjà le branle-bas de combat au Verger Le Gros Pierre de Compton, en Estrie. Des employés pèlent des pommes, alors que dans la cuisine, juste derrière, d’autres mettent littéralement la main à la pâte pour alimenter le marché public du village et celui de North Hatley, qui viennent tout juste de rouvrir.

Pendant qu’à l’intérieur, l’opération « tartes aux pommes » bat son plein, dehors, une équipe travaille à doubler la superficie des installations. Le Gros Pierre disposera bientôt de plus d’espace pour accueillir ses visiteurs, mais aussi, pour assurer un meilleur confort aux employés. « Ça va améliorer leur qualité de vie », estime Gaétan Gilbert, copropriétaire du verger avec sa conjointe, Mélanie Éliane Marcoux. « Ils vont se sentir plus calmes; chacun aura son poste de travail et sa propre machine », précise l’entrepreneur.

Le confort, c’est l’un de ces mille et un petits ajustements qui contribuent à rendre les employés heureux, estime Mélanie Éliane Marcoux. « Dans l’agrandissement, il va y avoir une salle dédiée à nos employés pour leur permettre de profiter de leur temps de repos. Chacun aura son casier, un espace qui lui appartient. C’est important », dit-elle. « Les gens aiment ça avoir leur petit cocon à eux. Nous, on n’avait jamais pensé à ça, mais ça nous a fait évoluer », ajoute son conjoint, Gaétan.

Des oreilles plus grandes

Rendre les employés heureux suppose aussi de les écouter, soutient par ailleurs la propriétaire dont l’entreprise emploie une cinquantaine de travailleurs, chaque année. « Quelques-uns nous ont dit que peler des pommes pendant huit heures, c’est long. Alors on s’est dit qu’on allait séparer les quarts de travail. On va leur faire faire du stationnement et on va s’assurer qu’il y a une rotation aux différents postes », illustre
Mme Marcoux.

« On les fait travailler fort, là. On ne se le cachera pas », précise son conjoint. « Il y a six semaines où c’est vraiment intense », ajoute-t-il tout en signalant le taux de rétention « incroyable » de sa main-d’œuvre. « Nos employés sont bien », soutient le pomiculteur avec un brin de fierté. « Ils ont développé un sentiment d’appartenance à l’entreprise », dit-il. Et certainement aussi un goût pour la tarte aux pommes. 

Claude Fortin, collaboration spéciale