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Marie-Josée Daguerre, des Jardins de la Pinède, entourée de ses clientes Lucille Boucher et Florence Prince, dans la boutique libre-service zéro déchet de la ferme. Crédit photos : Geneviève Quessy

Marie-Josée Daguerre, des Jardins de la Pinède, entourée de ses clientes Lucille Boucher et Florence Prince, dans la boutique libre-service zéro déchet de la ferme. Crédit photos : Geneviève Quessy

Fruits et légumes bio : objectif zéro déchet

LAURENTIDES — La ferme biologique Les Jardins de la Pinède, située à Oka, distribue dorénavant ses fruits et légumes sans aucun emballage, et les clients en redemandent.

Après la boutique libre-service inaugurée l’an passé, où les clients se servent et payent eux-mêmes sans employé pour les superviser, les Jardins de la Pinède ont voulu innover encore.

« Depuis cet été, on s’est mis en mode zéro déchet. Alors nos carottes, betteraves, pois haricots et mesclun, qui étaient emballés, ne le sont plus du tout », explique Marie-Josée Daguerre, copropriétaire des Jardins de la Pinède.

Le plat précalibré permet aux clients de mesurer leurs portions de mesclun.

Le plat précalibré permet aux clients de mesurer leurs portions de mesclun.

Autant lors de la distribution des paniers de légumes des abonnés qu’à la boutique libre-service, les gens se servent en utilisant des plats précalibrés qui mesurent la portion à laquelle ils ont droit. Ils reversent ensuite le produit dans les sacs ou les contenants qu’ils ont apportés. Et c’est la même chose au marché! « Les gens arrivent préparés avec leurs contenants. Certains prévoient même des plats qu’ils mettront ensuite directement au frigo et ils nous disent que ça leur fait gagner du temps! » explique Mme Daguerre.

Bien sûr, les maraîchers avaient quelques craintes avant d’amorcer la transition. « Les gens emballent leurs produits eux-mêmes, donc le service est plus long. On s’attendait à perdre des ventes, mais au contraire, les gens attendent. En gros, on a dû perdre cinq ou six ventes parce que des clients n’ont pas aimé qu’on ne donne pas de sacs, mais globalement, notre initiative a été très bien reçue. »

« Voici le sac d’une cliente exemplaire, qui a apporté ses plats en fonction de ce qu’elle allait acheter », dit Marie-Josée Daguerre.

« Voici le sac d’une cliente exemplaire, qui a apporté ses plats en fonction de ce qu’elle allait acheter », dit Marie-Josée Daguerre.

Un jour qu’elle avait apporté au marché des échalotes en sacs qui lui restaient, Marie-Josée Daguerre a été très surprise de la réaction de ses clients. « Tout le monde les a refusées parce qu’elles étaient en sacs! Ça nous a confirmé que notre clientèle voulait vraiment qu’on poursuive avec le zéro déchet. » Selon elle, l’emballage est souvent une question de mise en marché « Et si nos clients n’en veulent pas, c’est complètement inutile. »

Marie-Josée Daguerre achetait 6 000 sacs par an pour emballer ses légumes. Cette année, elle n’en a acheté aucun. « On a aussi récupéré un employé qui faisait de l’emballage à temps plein 40 heures par semaine. Il peut maintenant se consacrer à la régie de culture », se réjouit-elle.

Les plats qui servent à calculer les portions changent parfois de format au fil de la saison selon les quantités à écouler. La portion de cerises de terre, par exemple, a triplé depuis le début de l’été.

Les plats qui servent à calculer les portions changent parfois de format au fil de la saison selon les quantités à écouler. La portion de cerises de terre, par exemple, a triplé depuis le début de l’été.