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Les œufs d’incubation continuent à manquer dans les couvoirs pour répondre adéquatement à la demande des producteurs de volailles. Photo : Archives/TCN

Les œufs d’incubation continuent à manquer dans les couvoirs pour répondre adéquatement à la demande des producteurs de volailles. Photo : Archives/TCN

Oeufs d'incubation : encore de la pression sur les producteurs jusqu’en 2023

L’année 2022 en sera une autre sous pression pour les producteurs d’œufs d’incubation du Québec, qui doivent depuis un an accroître leur production pour contrebalancer la difficulté d’approvisionnement en œufs d’incubation en provenance des États-Unis. Ceux-ci comblent généralement 20 % du marché canadien.

Or, depuis 2021, les producteurs américains font face à divers défis, dont la grippe aviaire « qui ne leur permet plus de remplir les couvoirs » et d’approvisionner leurs marchés d’exportations, spécifie Gyslain Loyer, président des Producteurs d’œufs d’incubation du Québec (POIQ). Pour combler le manque d’importations, les provinces canadiennes peuvent produire jusqu’à 7 % de plus que leur allocation nationale allouée, alors que normalement, cette flexibilité tourne autour de 2 %.

« Ça met une pression sur nous. On essaie de produire plus, mais on est limités par notre nombre de poules. Car augmenter la production, ce n’est pas aussi simple que ça, spécifie-t-il. Entre le moment où l’on commande notre poule et où elle commence à produire, ça prend environ 18 mois ».

Il estime toutefois que la pression devrait diminuer au cours de 2022, jusqu’à retrouver une certaine normalité en 2023. D’ici là, diverses stratégies sont employées pour approvisionner le marché convenablement, dont l’envoi d’œufs d’incubation qui n’ont pas atteint leur pleine maturité. « Ça fait des poussins un peu plus petits, mais dans une situation d’urgence, l’important, c’est d’avoir un poussin », précise M. Loyer, à la suite de l’assemblée générale annuelle des POIQ, qui a eu lieu à Québec le 11 juin.

Cette assemblée s’est déroulée sous une note festive, rapporte-t-il, d’abord parce qu’il s’agissait de la première rencontre en personne depuis le début de la pandémie de COVID-19, mais surtout parce que la fédération célébrait les 40 ans de son plan conjoint. « Il y avait une très belle ambiance, avec entre 100 et 150 participants, ce qui est beaucoup pour une petite production comme la nôtre », indique le président, spécifiant que la fédération compte un total de 43 membres producteurs.

La seule ombre au tableau a été la grippe aviaire, qui a accaparé les discussions de plusieurs producteurs d’œufs d’incubation, dont la production est jusqu’ici épargnée.