fbpx
Dominique Martel avec son poulet de grain dans la boutique située près de l’usine de Drummondville.

Dominique Martel avec son poulet de grain dans la boutique située près de l’usine de Drummondville.

Metro mise sur le poulet de la Ferme des Voltigeurs

Tout le poulet frais de la marque maison de Metro proviendra dorénavant de la Ferme des Voltigeurs, à Drummondville.

Cette entreprise familiale de production et de transformation a séduit Metro avec son poulet de grain et son poulet biologique. Un total de 10 produits y seront offerts sous les marques Irresistibles Naturalia et Irresistibles Biologiques. Bien entendu, l’ensemble de cette gamme sera aussi certifiée Aliments du Québec.

« L’entente avec la Ferme des Voltigeurs, une entreprise familiale soucieuse du bien-être animal, nous permet d’arrimer nos initiatives en matière d’achat local et d’approvisionnement responsable aux attentes des consommateurs », a déclaré Marie-France Gibson, vice-présidente aux marques privées, de Metro.

Quatre des dix produits qui seront distribués au Metro seront certifiés biologiques.

Quatre des dix produits qui seront distribués au Metro seront certifiés biologiques.

L’épicier insiste aussi sur l’élevage des poulets en liberté, ce qui est le cas de tous ceux qui sont élevés au Québec, et sur l’alimentation 100 % végétale ou 100 % biologique. La durée d’élevage de la Ferme des Voltigeurs est plus longue d’environ cinq jours et la viande est refroidie à l’air.

Un million de kilos de plus

Lors du passage de la Terre à la Ferme des Voltigeurs, en juin 2016, l’entreprise était en pleins travaux pour se donner les moyens de transformer un million de kilos de plus par année.

Avant cette expansion, la Ferme des Voltigeurs évaluait son volume à 3 % de l’allocation totale du Québec, soit autour de 1,5 million de kilos de poulets vivants par période de huit semaines. L’entreprise produisait environ 35 % de ses besoins sur trois sites d’élevage et comptait également sur un réseau d’une douzaine d’éleveurs, qui lui amènent du poulet conventionnel, biologique et de grain.

Le transformateur affirme être le seul au Québec à miser sur une certification du Bureau de normalisation du Québec pour son poulet de grain tout végétal. D’autres peuvent en faire aussi, mais il n’y a pas de cahier des charges vérifié par un certificateur externe. « Le coût de production est plus élevé de quelques sous par kilo, mais on a bâti notre clientèle sur la qualité », avançait alors Dominique Martel, ajoutant que ce poulet prend de trois à cinq jours de plus à élever, mais contient moins de gras et donne un meilleur rendement carcasse.

L’entreprise a investi quelques millions de dollars pour agrandir son usine de 10 500 pieds carrés, améliorer la capacité de désossage, installer une ligne de découpe de poulet automatisée, aménager plus d’espace de congélation et restructurer la section d’expédition. La troisième phase des rénovations s’est terminée en septembre.

La Ferme des Voltigeurs, fondée en 1958, a le vent dans les voiles ces derniers temps puisqu’elle inaugurera la semaine prochaine une nouvelle boutique au cœur de Drummondville, ce qui s’ajoute au marché public de la ville et à la boutique située près de l’usine. Des produits de la Ferme des Voltigeurs sont également offerts dans plusieurs IGA.