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L'étonnant pouvoir des coopératives

La coopération est le modèle économique de l’avenir. C’est peut-être cette profession de foi de l’économiste de renommée internationale Jacques Attali, d’ailleurs endossée par l’ex-secrétaire d’État des États-Unis, Madeleine K. Albright, qu’il faudra retenir du 1er Sommet international des coopératives, qui a réuni à Québec quelque 2800 participants provenant de 91 pays, du 8 au 11 octobre 2012.

Ce rassemblement inédit a permis de remettre en évidence l’importante contribution des coopératives et mutuelles au mieux-être économique et social des personnes et des collectivités, aux plans local, national et international. Qu’il suffise de mentionner que le monde coopératif et mutualiste compte un million d’entreprises, un milliard de membres et 100 millions d’employés dans le monde. Et que les 300 plus grandes coopératives et mutuelles seraient la 9e économie mondiale et la plus grande démocratie sur la planète si elles formaient un pays. « Une force incroyable mais tranquille », au dire de la présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux.

Ce sommet a aussi permis aux participants de partager des pratiques innovantes, de réaffirmer la nécessité de travailler en intercoopération et de dégager des pistes d’action prioritaires. À ce dernier chapitre, la Déclaration commune adoptée identifie l’amélioration des processus de prise de décision et de gestion ainsi que le développement de nouveaux outils de financement.

Au plan agricole, une étude de PricewaterhouseCoopers dévoilée durant le Sommet a illustré que les coopératives doivent prendre des décisions stratégiques si elles ne veulent pas être déclassées par les grandes entreprises agroalimentaires privées à l’échelle mondiale. Globalement, le chiffre d’affaires des 40 plus grosses entreprises privées dépasse de près de quatre fois celui des 40 plus grosses coopératives agricoles.

Un second Sommet pourrait avoir lieu en 2014, vu le succès remporté à Québec.