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Le logo « Aliments du Québec » ne rallie pas tout le monde

Les transformateurs alimentaires et les producteurs ont tout avantage à adhérer à la campagne de promotion.

C’est ce que prétend le président de l’Association des détaillants en alimentation (ADA), Florent Gravel. « Il y a encore place à amélioration », a-t-il confié lundi en entrevue à la Terre.

Mais il croit que le message en faveur de l’achat d’aliments du Québec commence à porter. « Les grandes chaînes d’alimentation sont de plus en plus dans le coup. Il reste maintenant à convaincre les transformateurs alimentaires et les producteurs à embarquer, ce qui ne saurait tarder », précise-t-il. Il pense que les transformateurs devraient imiter Olymel, Savoura et Thibault (la margarine) et afficher « fièrement » le logo promotionnel.

L’Association des détaillants dévoilera d’ailleurs les grandes lignes d’un concours qu’elle lancera jeudi à Québec pour inciter davantage les transformateurs alimentaires et les producteurs à adopter le logo bleu et jaune.

Le ministre de l’Agriculture Pierre Corbeil prendra la parole lors de cette conférence de presse qui marquera le début de l’été. La veille, il sera à Shawinigan, au Marché public, en compagnie de sa collègue Julie Boulet. Il fera alors une « annonce » visant à « mettre en valeur les aliments du Québec ». La directrice d’Aliments du Québec, Marie Beaudry, se rendra en Mauricie pour assister à la conférence de presse promotionnelle des deux ministres libéraux.

Metro chez Super C

Mentionnons, par ailleurs, que la chaine Métro a décidé d’étendre ses efforts de promotion et d’affichage des produits du Québec à ses 80 magasins Super C.

« Super C devient la première bannière à escompte à identifier les produits d’Aliments du Québec », peut-on lire dans le communiqué émis par le grand distributeur québécois.

En entrevue à la Terre, la porte-parole de Métro, Marie-Claude Bacon, a convenu que la saison estivale, « avec son abondance de produits frais » est un moment propice pour augmenter le rayonnement de la campagne en faveur des achats locaux.

Elle souhaiterait toutefois une plus grande implication de la part des transformateurs alimentaires pour l’identification du logo « Aliments du Québec ». « Il est important d’identifier les produits mais la réalité, c’est que les transformateurs ne le font pas suffisamment. Ce travail-là, c’est nous qui devons le faire. Ça nous demande du temps et ça nécessite des coûts. Il s’agit pourtant d’un enjeu important », a-t-elle conclu.