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La gestion de l’offre attaquée par… les Américains

Des producteurs américains – dans le lait et la volaille – viennent de réclamer l’ouverture complète des frontières canadiennes.

Ce faisant, ces producteurs regroupés au sein de puissantes organisations souhaitent ébranler le système canadien de la gestion de l’offre.

La question a été soulevée et débattue, la semaine dernière, à Washington, lors d’une audience organisée par le Représentant américain au commerce et traitant des négociations du Partenariat transpacifique (TPP).

« L’industrie américaine du poulet s’oppose fermement à la participation du Canada aux négociations du TPP à moins qu’il ne s’engage à éliminer toute restriction aux exportations américaines », a résumé le vice-président du National Chicken Council, Bill Roenigk.

Cette organisation regroupe des producteurs-transformateurs qui fournissent 95 % du poulet aux États-Unis.

Ouvrir les marchés…

De son côté, le vice-président de la National Milk Producers Federation (NMPF), Jaime Castaneda, soutient que les producteurs de lait américains étaient déçus du fait que l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) n’ait pas eu pour effet d’ouvrir complètement les marchés du Canada.

Selon lui, ces producteurs n’entendent pas répéter la même erreur cette fois-ci.

« Les États-Unis doivent saisir cette occasion pour obtenir un accès sans restriction de leurs produits laitiers au marché canadien », a-t-il précisé.

Ce qui surprend dans cette affaire, c’est que la National Milk a proposé une forme de gestion de l’offre visant à diminuer la producteur lorsque le prix du lait à la ferme s’effondre, dans le prochain Farm Bill.

Elle a également recommandé à Washington de ne pas ouvrir le marché américain aux produits laitiers de Nouvelle-Zélande dans le cadre du TPP.

Une histoire à surveiller de près.