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La faim justifie… les moyens

Ce n’est pas demain la veille que la planète parviendra à nourrir tous les ventres creux, particulièrement dans les pays d’Afrique.

Le nouveau directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Brésilien José Graziano da Silva en convient. Mais il croit que des actions concertées, dans les pays plus favorisés, pourraient contribuer à l’éradication de la faim dans le monde. Il vient d’en faire la première de ses cinq priorités stratégiques.

José Graziano da Silva, qui est en poste depuis quelques jours à peine, reconnaît toutefois qu’il n’a « pas de temps à perdre » – son mandat prend fin dans trois ans et demi – s’il veut atteindre les objectifs qu’il s’est fixés. Il souhaite, par exemple, accorder un soutien accru à un certain nombre de pays à faible revenu et à déficit alimentaire, notamment ceux qui sont confrontés à des crises prolongées.

« L’élimination de la faim nécessite l’engagement de tout un chacun : ni la FAO ni aucune autre agence ou aucun gouvernement ne peut gagner cette guerre tout seul », a-t-il déclaré au cours de sa première conférence de presse.

Par ailleurs, le nouveau directeur général ne s’attend pas à une flambée du prix des aliments en 2012, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y aura pas de volatilité des prix. L’instabilité économique, provoquée par les crises en Europe, et les fluctuations du marché sont des facteurs dont il faudra tenir compte au cours des prochains mois.