Hamidou Maiga vend ses légumes à Maria José de Frias, du restaurant de gastronomie africaine Le Virunga, grâce à Thibault Renouf qui a créé la plateforme de maillage Arrivage. Crédit photo : Geneviève Quessy

Hamidou Maiga vend ses légumes à Maria José de Frias, du restaurant de gastronomie africaine Le Virunga, grâce à Thibault Renouf qui a créé la plateforme de maillage Arrivage. Crédit photo : Geneviève Quessy

Chef 514 devient Arrivage

MONTRÉAL — Chef 514 a conclu une première année d’activités en conviant ses membres à une session de réflexion suivie d’une soirée de réseautage, une opportunité fort appréciée par les participants. L’organisme en a profité pour annoncer un changement de nom : Chef 514 s’appellera désormais Arrivage.

« Le but est de sortir de l’île de Montréal, mais aussi de s’adresser à d’autres types d’acheteurs que des restaurants, soit des épiceries ou diverses institutions », explique Thibault Renouf, créateur du projet.

Lancé il y a un an, Arrivage est un service de plateforme en ligne mettant en contact des chefs cuisiniers acheteurs avec des agriculteurs vendeurs afin de créer des circuits courts et d’éviter les intermédiaires. « Quand on a vu qu’on se faisait approcher par de gros joueurs comme IGA ou le Casino de Montréal, on s’est dit qu’il fallait élargir notre mission », dit M. Renouf.

Grâce à une application, les acheteurs peuvent repérer des produits aussi divers que des saucissons, des baies d’argousier ou de la viande de phoque, offerts directement par le producteur.

Même si les participants à la session de réflexion menée par Arrivage souhaitent de nombreuses améliorations à la plateforme, tous se disent très motivés à poursuivre l’aventure. Karl Poulin, chef du Restaurant Vices Versa, pense que le projet a beaucoup de potentiel. « Même si pour l’instant c’est un peu difficile d’application, j’ai l’intention de continuer pour endosser le principe, mais également pour acheter plus localement et agir en accord avec mes valeurs », dit-il.

Du côté des producteurs qui viennent de partout en région, ils espèrent aussi que l’outil puisse leur devenir profitable. « Pour l’instant, j’y ai trouvé un restaurant acheteur qui m’a fait plusieurs commandes. Avec les améliorations dont on a discuté, ça sera très intéressant », dit Isabelle Chasse, des Canards d’abord.

Pour certains, le jumelage a été un vrai coup de foudre. « J’ai commencé par m’intéresser aux aubergines africaines cultivées par Hamidou Maiga et maintenant, ce sont tous ses légumes que j’achète », dit Maria José de Frias, du restaurant de gastronomie africaine Le Virunga.