Martin Brault, Sylvie Senay et Rolland Tanguay posent dans le nouveau supermarché Avril de Laval, le premier à intégrer un tout nouveau système de culture verticale. Crédit photo : Gracieuseté d'Avril

Martin Brault, Sylvie Senay et Rolland Tanguay posent dans le nouveau supermarché Avril de Laval, le premier à intégrer un tout nouveau système de culture verticale. Crédit photo : Gracieuseté d'Avril

Avril produira des légumes dans une de ses épiceries

La chaîne québécoise Avril vient d’inaugurer un tout nouveau magasin à Laval, le plus grand de la bannière. Celui-ci est aussi le premier à contenir un système dernier cri de production verticale automatisée de légumes, à même l’épicerie.

« Ça nous permet d’offrir différentes variétés de micropousses biologiques à l’année, des fines herbes et même diverses variétés de choux. C’est vraiment extraordinaire d’avoir de la fraîcheur comme ça. Juste y goûter, c’est incroyable », se réjouit Sylvie Senay, copropriétaire de la chaîne. Elle affirme qu’Avril a investi 500 000 $ dans ce système, conjointement avec la firme Inno-3B, le développeur de cette technologie.

Révolutionnaire

Le concept de production CultiGo repose sur un système de plateaux étalés à la verticale. Chaque plateau est éclairé par une technologie brevetée permettant de positionner les lumières à quelques centimètres des pousses. L’entretien des végétaux et leur récolte s’effectuent les deux pieds au sol, car les plateaux viennent à l’opérateur par un système d’ascenseur.

« En culture en serre traditionnelle, il faut compter sept espaces passifs pour un espace actif [en production]. Ici, c’est un ratio de deux pour un, car tout est superposé. On utilise l’espace de façon plus dense », indique Martin Brault, président d’Inno-3B. Il mentionne qu’un tel système vaut entre 60 000 $ et 100 000 $, et que le retour sur investissement estimé est de deux à cinq ans.

Demande croissante pour le bio

L’ouverture d’un 8magasin Avril témoigne d’une demande croissante des consommateurs pour les aliments biologiques, un marché qui s’est beaucoup démocratisé ces dernières années, souligne Mme Senay. « Le prix de nos fruits et légumes bio a diminué de 25 % depuis 10 ans; c’est vraiment accessible. On a des mangues bio à 0,99 $ cette semaine, en bas du prix du conventionnel », témoigne-t-elle. Elle note par ailleurs que la demande pour le prêt-à-manger augmente également.

La succursale de Laval, avec ses 4 000 mètres carrés, comprend un comptoir de plats pour emporter et un bistro de 130 places avec terrasse. L’ouverture d’au moins un autre magasin Avril est prévue d’ici 2020.