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Pas toujours facile, la cohabitation avec la belle-famille

Une lectrice nous a écrit : « Pourriez-vous parler des femmes qui prennent un conjoint ET la famille de celui-ci, ce qui n’est pas toujours facile? » Nous avons aussi reçu une demande pour traiter du sujet des belles-filles qui font la pluie et le beau temps à la ferme.

Ces deux côtés de la médaille sont une illustration des particularités et des difficultés de la vie familiale au sein d’une entreprise agricole.

À coeur ouvertDe tout temps, la cohabitation a posé des défis aux différentes générations d’une ferme. Rappelez-vous l’époque où le garçon qui héritait devait cohabiter avec ses parents dans la maison familiale. Si ce partage de l’espace familial pouvait, en apparence, se dérouler sans anicroche, nous avons tous entendu des témoignages plus ou moins heureux au sujet de cette cohabitation.

De nos jours, chacun est dans sa maison, mais demeure quand même à proximité. La cohabitation peut très bien fonctionner, comme elle peut conduire à de tristes conflits où chaque partie se sent lésée. Il est important de déterminer les limites, les frontières et les règles entre les membres de la famille ainsi que l’aide qui peut être apportée, ou non, par les parents ou les beaux-parents.

Le besoin d’intimité de chacun doit être respecté, mais parfois, ce qui est perçu comme de l’envahissement part d’une bonne intention, d’où l’importance de s’expliquer. Nul besoin de vous dire que de faire des comparaisons entre les générations ou les familles est souvent nuisible. Toujours épier les faits et gestes de tel membre de la famille n’aide pas non plus. Plutôt que de laisser pourrir des situations, on peut tenir des rencontres familiales où chacun aura la chance de s’exprimer. Vous pouvez vous faire accompagner si le climat s’est trop détérioré. Se parler, s’écouter, se respecter, ça s’apprend.

Q. Je pense que mon conjoint prend de la coke. Il en prenait sûrement pour se tenir réveillé lors du déneigement l’hiver dernier et lors des semences ce printemps. Je pense qu’il en consomme maintenant plus régulièrement… Il est speedé et ensuite, il est à plat, il dort moins et mange moins. Je crains d’aborder le sujet avec lui. Que me conseillez-vous?

R. Effectivement, les indices que vous présentez pourraient être un signe de prise de cocaïne. Si vous êtes préoccupée, faites-lui part de vos inquiétudes. Il ne faut pas attendre que quelqu’un touche le fond du baril pour aborder la question. C’est vrai que demander à son conjoint s’il a un problème de consommation peut être confrontant pour lui. Choisissez un bon moment; ne le faites pas après une grosse journée d’ouvrage. Préparez-vous avant de lui parler. Faites une liste des indices qui vous portent à croire qu’il consomme. Il se peut qu’il nie ou qu’il se fâche, qu’il dise que vous l’espionnez. Gardez votre calme. Expliquez-lui que votre seul objectif est son bien-être. Vous pouvez lui apporter tout votre soutien, mais s’il a un problème de consommation, il devra commencer par le reconnaître. Si votre conjoint est effectivement aux prises avec une dépendance à la cocaïne, il aura besoin de vos encouragements, mais aussi de l’aide de ressources spécialisées en toxicomanie. Dites-lui que vous seriez rassurée s’il acceptait d’aller consulter. N’hésitez pas à vous faire accompagner par un intervenant dans cette démarche. Vous pouvez vous renseigner au 1 800 265-2626.