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Quand la honte fait mal!

Avez-vous déjà eu envie de vous cacher sous la table tellement vous aviez honte?

Très jeunes, nous intégrons les différents codes pour nous comporter adéquatement en société. On va bien se tenir pour ne pas faire honte à nos parents et on ne va pas contrevenir à certaines conventions sociales pour éviter de ressentir soi-même de la honte. Par exemple, on ne va pas roter ou péter en public.

À coeur ouvertNéanmoins, certains commettent des gestes honteux – abuser de personnes âgées, frauder de petits épargnants, violenter des enfants, intimider, etc. – sans éprouver le moindre remords. D’autres, qui ne font pourtant rien de répréhensible, croulent sous le poids de la honte.

Combien de gens qui n’arrivent plus à s’en sortir tout seuls ont l’impression de mourir de honte en allant chercher de l’aide? Ils se présentent la queue entre les jambes… Ils ont repris à leur compte les préjugés négatifs sur la demande d’aide : « Un homme, ça doit se débrouiller seul » ou « Il ne faut pas être fait fort pour aller consulter ».

Parmi d’autres exemples de cette honte dommageable, qui fait mal et qui isole, il y a celle de ne pas correspondre à LA norme dominante de richesse, de beauté, de poids ou de réussite, notamment. Certains ont honte d’être en dépression, d’être pauvre, d’avoir un petit troupeau, de n’être pas aussi performant que leur frère, etc. Même si la honte se nourrit du regard accusateur ou méprisant de l’autre, on peut parfois être le pire juge et bourreau pour soi-même. On est persuadé de ne jamais être à la hauteur, mais on a mis la barre tellement haut qu’on se condamne à être constamment déçu de soi. A-t-on toujours raison de « rougir » de honte?

Q. Comment aider son conjoint en dépression? (suite de la semaine dernière)

R. Vous pouvez accompagner votre conjoint de façon positive en adoptant certaines attitudes aidantes et en évitant d’autres attitudes nuisibles. Par exemple, ne le culpabilisez pas avec des phrases telles que : « Si tu y mettais plus de volonté » ou « On n’arrivera jamais à faire fonctionner la ferme ». Avec la dépression, il se dévalorise déjà probablement beaucoup. N’amplifiez pas son sentiment d’être un « moins que rien ». N’oubliez pas que la dépression est une maladie et non de la folie ou une faiblesse de caractère.

Montrez-lui les efforts et les progrès que vous observez, car souvent, il ne les voit pas. Rappelez-lui ses qualités et ses forces, qu’il ne voit probablement pas non plus. Dites-lui que vous l’aimez. Encouragez-le à avoir des activités dans lesquelles il se sent bien et a l’impression de se réaliser. Il peut avoir tendance à faire le vide autour de lui parce qu’il ne veut pas que les autres sachent qu’il est en dépression. Encouragez-le à aller prendre un café ou une bière avec ses amis. Encouragez-le aussi à faire de l’activité physique. Vous pouvez commencer par l’emmener faire de petites marches avec vous. Diverses études ont démontré que l’exercice stimule la sécrétion d’hormones reconnues pour leur effet antidépresseur et antistress.

Toutefois, malgré tout votre amour, il se peut que vous trouviez ça très dur par moments. Préservez-vous des moments pour vous ressourcer. Soutenir son conjoint en dépression ne veut pas dire de s’oublier soi-même. N’hésitez pas à aller chercher de l’aide pour vous-même si vous avez besoin de soutien. Vous ne pourrez être d’un grand soutien pour votre conjoint si vous avez dépassé vos limites.