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Le dilemme des enfants

Bon nombre de parents en production laitière se sont déjà posé la question suivante : Qu’est-ce qu’on fait avec les jeunes enfants à l’heure de la traite matinale? On les réveille ou on les laisse dormir?

Si on les laisse à la maison, on peut utiliser un moniteur, mais on est quand même sur les nerfs de peur qu’ils se réveillent avant notre retour. Sans compter que les mamans craignent d’être jugées négativement, ou pire, de faire l’objet d’une plainte, parce qu’elles ont laissé les enfants seuls à la maison.

À coeur ouvertL’autre option est d’emmener les enfants au travail. Si on en a plusieurs, ça peut être tout un casse-tête de déplacer la petite marmaille pour vaquer à ses tâches d’agriculteur. Quand ils sont bébés, on a l’option de la poussette et du parc. En vieillissant, les enfants se déplacent et deviennent imprévisibles, ce qui crée une source considérable de stress. On craint les accidents.

Une étude de la Commission de la santé et de la sécurité du travail publiée en 1999 rapportait que 80 % des enfants de moins de six ans ayant perdu la vie en milieu agricole accompagnaient un adulte au travail au moment du décès.

Les parents agriculteurs veulent pouvoir travailler l’esprit tranquille, mais le vaste réseau de services de garde dont s’est doté le Québec ne répond pas toujours à leurs besoins. Même s’il y a en moyenne presque deux fois plus d’enfants dans les familles agricoles que dans les ménages québécois, il est toujours ardu de trouver un service de garde qui soit adapté aux horaires de travail atypiques des parents agriculteurs et qui ne soit pas à 20 km de la maison. C’est pourquoi certains militent en faveur de l’implantation de services de garde flexibles, « collés » aux horaires et aux saisons du travail en agriculture.

Q. Je suis une maman de trois enfants en bas âge. Je travaille à temps plein dans l’entreprise de mon conjoint, mais c’est très difficile… Il me crie toujours après et est très exigeant envers moi. Il n’est pas comme ça avec les autres. Les gens qui le côtoient trouvent que c’est un bon gars, patient et aimable. Pourtant, j’essaie de faire de mon mieux. Si je le quitte, je perds tout : la maison, mon travail, mes amis. Qu’est-ce que je peux faire?

R. Nous n’avons pas un portrait détaillé de votre situation, mais nous pouvons dire d’emblée que les cris et les insultes ne constituent jamais une façon adéquate de communiquer. Lorsqu’on s’adresse à nous en criant, il est normal de se sentir mal, d’être perturbée et de perdre ses moyens. Il ne semble pas être question ici de chicanes de couple où chaque conjoint s’exprime parfois de façon désagréable et colérique pour tenter de persuader l’autre qu’il a raison. La situation que vous décrivez paraît être à sens unique. Votre conjoint crie et vous ne semblez pas riposter.

Vous avez le droit d’être traitée avec respect et d’avoir une relation de couple saine et égalitaire. Si votre conjoint vous critique sans cesse, vous dit que vous n’avez rien ou n’êtes rien sans lui, si vous avez constamment peur de le contrarier ou si vous vous sentez toujours rabaissée, c’est une relation où règne l’abus, la menace et l’intimidation. Si c’est le cas, il ne faut pas tolérer cette situation. Les dévalorisations répétées laissent des marques qui font mal, même si elles ne sont pas visibles… La semaine prochaine, nous aborderons ce que vous pouvez faire plus concrètement.