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La paperasse qui vous exaspère le plus est celle qui vous paraît inutile ou celle qui fait de vous un suspect.

La paperasse qui vous exaspère le plus est celle qui vous paraît inutile ou celle qui fait de vous un suspect.

Ah, la paperasse…

Ça peut vous mettre dans tous vos états, ça vous enrage, ça vous frustre, ça vous fait sacrer, ça vous fait perdre du temps, ça vous décourage… En un mot, la paperasse, vous haïssez ça! Dans le meilleur des cas, vous vous dites que c’est un mal nécessaire lorsqu’on a une entreprise.

À coeur ouvertLors des enquêtes que nous avons effectuées, la paperasse est ressortie comme un irritant majeur et un facteur de stress pour la majorité d’entre vous. À en juger par vos écrits et vos propos, cette charge administrative contribue à détériorer la qualité de vie professionnelle de plusieurs producteurs et productrices agricoles : « De plus en plus de paperasse… De moins en moins de temps pour VIVRE. Nous aimerions avoir du temps pour nous, de l’aide, du respect. Merci! » Vous déplorez aussi qu’un organisme gouvernemental comme Statistique Canada effectue son recensement de l’agriculture durant une période très chargée, ce que vous voyez comme une absence de considération pour le travail agricole.

Plusieurs d’entre vous croient même que les fonctionnaires inventent des formulaires à n’en plus finir uniquement pour justifier leur emploi. La paperasse qui vous exaspère le plus est celle qui vous paraît inutile ou celle qui fait de vous un suspect. Toutefois, c’est une utopie de penser mettre fin à tous les papiers.

Beaucoup de cette paperasse découle de nouvelles attentes de la société ou de pressions de consommateurs inquiets de certaines pratiques agricoles ou soucieux du bien-être animal. Un agriculteur nous a écrit : « Les services qui pourraient améliorer la qualité de vie des agriculteurs et diminuer leur stress seraient d’obtenir une aide pour remplir des tonnes de papiers pour rien. » Qu’en pensez-vous?


Q  Je suis très inquiet. On m’a dit que je ne pourrais pas obtenir la garde partagée de mes deux jeunes enfants parce que je suis producteur laitier. Est-ce vrai que mon métier peut me nuire?

R  De nos jours, les deux parents sont égaux devant la loi. Un père a autant le droit de vivre avec ses enfants qu’une mère. Contrairement à ce qu’on voyait à une époque révolue, la loi n’accorde pas systématiquement la garde à la mère. Lorsqu’un juge décide avec qui iront vivre les enfants, il le fait selon certains critères, dont celui de l’intérêt supérieur des enfants. Par exemple, pour obtenir une garde partagée, les deux parents doivent démontrer leur capacité à s’occuper de leurs enfants et à leur assurer une stabilité. De plus, ils ne doivent pas habiter loin l’un de l’autre. Le juge tiendra aussi compte de l’âge des enfants, de leurs besoins et de la capacité et de la disponibilité de chacun des parents à répondre à ces besoins. En soi, le métier ne fait pas partie des critères du juge, mais démontrer que celle-ci ne nuira pas à l’intérêt des enfants nécessite une préparation. Vous avez à faire valoir quels bienfaits retireront vos enfants d’être avec leur père à la ferme. Vous avez à démontrer que vous pouvez vous organiser et vous rendre disponible quand il le faut. Faites valoir toute l’aide et le soutien que vous pouvez recevoir de vos parents et de l’ensemble de votre réseau en cas d’imprévu à la ferme, montrez que vous pouvez aménager une petite aire de jeu sécuritaire à l’étable, etc. Pour obtenir un avis juridique précis, nous vous conseillons de consulter un avocat.