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Vue aérienne du nouveau siège social de la coopérative Agropur construit au coût de 89,5 M$. Crédit photo : Gracieuseté d’Agropur/Normand Huberdeau

Vue aérienne du nouveau siège social de la coopérative Agropur construit au coût de 89,5 M$. Crédit photo : Gracieuseté d’Agropur/Normand Huberdeau

Agropur inaugure son nouveau quartier général

Agropur a tenu parole. Son nouveau siège social de 89,5 M$ à Longueuil dans l’arrondissement Saint-Hubert est à la fine pointe de la technologie. À un point tel que les 800 employés n’ont plus de téléphone sur leur bureau.

« C’est un milieu de travail exceptionnel où 85 % des espaces sont à aires ouvertes. Les dossiers avancent plus rapidement », se réjouit le président de la coopérative laitière, Serge Riendeau. Celui-ci a eu le plaisir d’inaugurer les lieux la semaine dernière après trois ans de travaux et de planification.

Gardien de la nature

Le nouveau siège social permet à Agropur de regrouper sous un même toit ses employés de Longueuil, de Granby et de Saint-Laurent. La coopérative a profité du fait que les baux de location de ces trois sites venaient tous à échéance en même temps. Une étude économique, indique Serge Riendeau, a démontré que la construction d’un nouveau siège social s’avérait la solution la plus avantageuse. Il valait mieux, si l’on considère que l’investissement totalise près de 100 M$ quand on y inclut le laboratoire de recherche inauguré en 2008.

L’édifice est en cours de certification LEED pour son respect de l’environnement. Tous les matériaux utilisés doivent contenir un fort pourcentage de matières recyclées et provenir des environs. Afin de préserver la végétation, cinq grues ont été employées durant la construction. De même, le stationnement de 700 places a été aménagé au sous-sol et n’excède la bâtisse que de 13 pieds. On y retrouve des bornes de recharge pour véhicules électriques et déjà, une trentaine de personnes les utilisent. Il y a aussi un local pour entreposer en toute sécurité une soixantaine de vélos. Pour améliorer les conditions des employés, il y a une salle d’entraînement et un local pour le yoga auxquels s’ajoutera bientôt une garderie.

« La protection de la nature est une priorité pour les producteurs agricoles, affirme Serge Riendeau avec fierté. Les employés sont très reconnaissants et nous n’avons que d’excellents commentaires. Quel beau milieu de travail! »

Agropur peut ainsi se targuer de posséder le plus important centre de recherche et de développement consacré aux produits laitiers au Canada.

Alors, plus aucun téléphone de bureau? Agropur a fait appel à une technologie de pointe pour ne plus en avoir besoin. Outre les cellulaires, les employés disposent de la téléphonie Skype pour entreprise. De même, ils profitent aussi d’un système électronique pour la réservation de salles.

Suivre le soleil

L’édifice, d’une superficie de 190 000 mètres carrés, se situe sous la cime des arbres. La fenestration équivaut à 7 350 m2 de verre. Un système de stores intelligents et de lumières reliées à un détecteur de mouvement permet d’optimiser l’utilisation de la lumière naturelle. L’architecte Brian Elsden Burrows, président du Groupe Architex à Montréal, a veillé à la conception du bâtiment.

« Les stores sont contrôlés par le soleil, explique-t-il. Il y a des sondes sur le toit pour suivre son déplacement dans le ciel et le niveau de lumière est ajusté au besoin. Pour nous, il était important d’avoir beaucoup de lumière naturelle. »

Les toits sont blancs pour éviter les îlots de chaleur et un système de récupération de l’énergie solaire a été installé dans le mur du côté sud. L’énergie produite sert à chauffer la cafétéria au besoin. De plus, le système de chauffage est à l’eau chaude au périmètre et l’utilisation de l’eau a été minimisée.

Âgé de 61 ans, l’architecte Burrows est satisfait du résultat, convaincu d’avoir répondu à la commande du client pour un bâtiment « simple et classique ». Il perçoit aussi comme « une chance » le fait d’avoir pu conserver la forêt à proximité.

« Quand on circule dans l’édifice, illustre-t-il, c’est comme si on marchait dans la forêt. La vision de départ était de conserver cet environnement formidable. On a conçu un atrium au centre du bâtiment. Ça donne de la lumière naturelle au sous-sol et l’on s’en est aussi servi pour ventiler le stationnement. »

Ce stationnement pourrait-il un jour servir à agrandir les espaces de bureau une fois l’automobile reléguée au grand musée de l’histoire? « Pas de problème, les plafonds ont 12 pieds! » rétorque Brian Elsden Burrows, amusé.