Pas de mot d’ordre de fermeture des sentiers
L’Union des producteurs agricoles (UPA) n’émet pas encore de mot d’ordre pour la fermeture des sentiers de motoneige et de VTT sur les terres agricoles du Québec.
Réunis en conseil général cette semaine à Longueuil, les représentants de l’UPA ont convenu d’appuyer les fédérations régionales et les syndicats qui opteraient pour cette solution.
Rappelons que les Fédérations régionales de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Gaspésie-Les Îles et du Bas-Saint-Laurent ont jusqu’ici résolu d’interdire le passage des motoneiges et des VTT sur les terres agricoles. La Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud a de son côté refusé de recourir à ce moyen de pression. Les agriculteurs entendent forcer Québec à faire marche arrière relativement à l’imposition d’une mesure d’efficacité au programme d’Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA). La Financière agricole du Québec a adopté une mesure d’efficacité visant à retrancher 25 % des producteurs les moins performants du calcul des coûts de production.
Le Syndicat des producteurs de cultures commerciales de la région de Lanaudière-Outaouais-Laurentides menace aussi de recourir à ce moyen de pression. Gilles Brisson, président du syndicat, prévient que « le bar ouvert de l'accès aux terres agricoles sera également chose du passé », faisant ainsi référence à une déclaration du ministre de l'Agriculture.
L’Association des motoneigistes du Québec a réagi rapidement à la décision de l’UPA de ne pas lancer de mot d’ordre provincial. Consciente que l’UPA donne un appui aux régions qui opteront pour ce moyen de pression, l’Association voit tout de même d’un œil positif la décision de l’UPA. Dans un communiqué de presse, l’Association dit qu’elle trouverait déplorable que ce boycott des sentiers soit utilisé une seconde fois en cinq ans, les motoneigistes n’étant nullement responsables de la situation.



