Nutra Canada : une usine totalement verte inaugurée

Même si elle débuté ses opérations depuis la fin de l’hiver dernier, c’est hier que s’est déroulé l’inauguration officielle de Nutra Canada à Champlain en Mauricie. À voir les nombreuses personnalités présentes, l’évènement était fort attendu.

01 septembre 2010
par Julie Roy - Vie Rurale

Pour cause, les deux paliers de gouvernement ont investi dans l’aventure 4.4 M$ provenant du fédéral et 3.1 M$ du provincial pour un projet total de 20 M$. Mais au-delà des considérations économiques, plusieurs personnes étaient présentes pour souhaiter bonne chance à cette entreprise d’extraction de fruits et de légumes qui n’a pas son pareil en Amérique du Nord.

En effet, à partir de fruits et de légumes déclassés et de résidus végétaux des usines de transformation alimentaire, Nutra Canada extrait des éléments nutritionnels et en fait de la poudre aux multiples usages. Pour y arriver, la chaîne de production comporte les étapes de congélation, de traitement au bioréacteur, d’extraction, d’évaporation et d’atomisation. Compte tenu de l’énorme demande en énergie qu’exige un tel processus, l’usine s’est installée à proximité d’un site d’enfouissement d’où elle s’approvisionne en biogaz. Cette usine aura donc pour effet : de réduire les déchets livrés aux lieux d'enfouissement, d’utiliser les gaz qui s’en échappent et de diminuer, par conséquent, les gaz à effet de serre, soit l’équivalent de 34 000 voitures. « Valoriser des fruits et des légumes avec du biogaz est une première à ma connaissance au Canada », a souligné André Gosselin, président de Nutra Canada.

Les extraits seront produits à partir de canneberges, de bleuets sauvages, de fraises, d’oignons, d’épinards et de brocolis. Ce sont les entreprises Fruits d’or, VegPro, Onipro et Fraises de l’île D’Orléans qui ont été approchées à l’heure actuelle pour fournir la matière première.

L’usine vient à peine d’entamer ses premières opérations que déjà un agrandissement des installations est prévu d’ici la fin de 2010. Cette seconde phase de développement lui permettra d'augmenter sa production. À l’heure actuelle, l’entreprise exporte ses produits aux États-Unis, en France, en Allemagne, en Italie et dans le reste du Canada. 

Ce projet a déjà permis de créer 11 nouveaux emplois et un total de 16 est prévu au final d'ici 2012.