Le pire est évité sur la Côte-de-Beaupré

Les élus municipaux, affamés de développement résidentiel et commercial, ont toujours le réflexe d’empiéter sur la zone agricole.

26 août 2010
par Jean-Charles Gagné - Vie Rurale

La MRC La Côte-de-Beaupré, en banlieue de Québec, n’échappe pas à la règle. Les agriculteurs ont toutefois évité le pire en réduisant environ du tiers l’appétit des sept municipalités (allant de Boischatel à Saint-Tite-des-Caps) qui réclamaient au départ le dézonage de 364 hectares pour agrandir leurs périmètres urbains. Des négociations ultimes, le 23 août dernier, ont en outre permis de concentrer le développement sur des sites de moindre impact pour l’agriculture. Si la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) donne son aval à l’entente survenue entre la MRC et l’UPA, c’est moins de dix hectares de terres en culture qui risquent d’être perdus sur les quelque 100 hectares qui seront sans doute exclus de la zone verte. Une très forte proportion de ces sols ont un faible potentiel agricole ou sont des terres forestières, sans érables. La CPTAQ pourrait rendre une décision finale d’ici la fin d’octobre 2010.

Deux autres étapes avaient permis de ramener les élus municipaux à la raison. Un premier protocole d’entente entre la MRC et le syndicat de l’UPA de la Côte-de-Beaupré, en décembre 2009, réduisait la demande initiale à 190 hectares. La CPTAQ a ensuite passé la demande au crible et signalé, dans son orientation préliminaire d’avril 2010, qu’elle serait favorable à l’exclusion de 107 hectares impropres à l’agriculture. Signalons que la Communauté métropolitaine de Québec, dont la MRC La Côte-de-Beaupré fait partie, n’était favorable qu’à l’exclusion de 15,6 hectares localisés dans les municipalités de L’Ange-Gardien et de Château-Richer.