• Canne flétrie. © Club agroenvironnemental Agro-Pomme

    Canne flétrie. © Club agroenvironnemental Agro-Pomme

  • Exsudat orangé sur canne flétrie. © Club agroenvironnemental Agro-Pomme

    Exsudat orangé sur canne flétrie. © Club agroenvironnemental Agro-Pomme

Le feu bactérien : une maladie qui demande la collaboration de tous

Le feu bactérien, aussi appelé brûlure bactérienne, est une maladie mortelle de poiriers et de pommiers qui a affecté l’ensemble des vergers des Laurentides, en 2012, et multiplié ses foyers d’infection en 2014.

Un seul arbre malade peut contaminer un hectare de verger, peu importe la variété. Cet été, devant l’importance de cette problématique, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a visité toutes les entreprises pomicoles de la région, de même que des résidences, afin de sensibiliser les propriétaires à la maladie et de les informer sur les moyens de la détecter et de l’endiguer.

Quels sont les symptômes?

On observe un flétrissement des cannes terminales et la présence d’exsudats orangés sur la tige ou les fruits. Enfin, des chancres peuvent se développer à la surface de l’écorce.

Qui est le responsable?

Il s’agit d’une bactérie (Erwinia amylovora) qui se loge dans les chancres l’hiver et qui, par l’action de la pluie, des insectes ou du vent ou par le transport de greffons, se retrouve dans les fleurs au printemps. Plus la température augmente, plus elle se multiplie. À la suite d’une accumulation de pluie de 0,1 mm ou plus ou d’une rosée d’une durée de 2 h, les bactéries se rendent dans le tube pollinique. Pendant la floraison, elles voyagent sur de grandes distances via les insectes pollinisateurs, créant une contamination de verger en verger.

Quelles sont les solutions?

Il est indispensable de faire disparaître les symptômes dès leur apparition par la taille nettement en dessous du site d’infection, et ce, tout au long de la saison. Durant l’hiver, les arbres doivent être vérifiés dans le but d’éliminer les rameaux infectés oubliés, les chicots de taille de l’été précédent, et les chancres bactériens. Au printemps, par mesure de prévention, l’application de produits phytosanitaires à des moments précis, comme au stade « oreille de souris » ou pendant la floraison, peut aussi s’avérer nécessaire. Pour savoir comment et quand traiter, un service téléphonique du MAPAQ peut vous aider (450 971-5110, poste 6556).

Qui d’autre peut m’aider?

Le Réseau Agriconseils Laurentides peut vous recommander un conseiller pomicole de la région (450 472-0440, poste 299). L’aide financière peut atteindre 1 650 $ par année.

 

Gaëlle Charpentier, agr.
Club agroenvironnemental Agro-Pomme | 450 623-0889