L’agronome Jean-François Foley pose devant les plants qu’il surveille depuis deux ans pour BASF. Au total, toutes marques confondues, 25 traitements herbicides sont testés, dont 14 qui ne contiennent pas d’atrazine. Crédit photo : Josianne Desjardins / TCN

L’agronome Jean-François Foley pose devant les plants qu’il surveille depuis deux ans pour BASF. Au total, toutes marques confondues, 25 traitements herbicides sont testés, dont 14 qui ne contiennent pas d’atrazine. Crédit photo : Josianne Desjardins / TCN

De nouveaux pesticides sans atrazine font leurs preuves

Afin de répondre à la stratégie de Québec visant à restreindre l’utilisation de l’atrazine dès 2018, le géant mondial de la chimie BASF a dévoilé en août deux nouveaux herbicides qui constituent des solutions de remplacement intéressantes. Voici le fruit d’un travail de deux ans où rien n’a été laissé au hasard.

Jean-François Foley, responsable au développement technique chez BASF, a convié ses fournisseurs et les médias à une visite de parcelles au Centre de recherche sur les grains (CÉROM). Plusieurs combinaisons de traitements sont à l’essai depuis maintenant deux ans, dont environ la moitié qui ne contiennent pas d’atrazine. « Les parcelles de terre constituent un visuel qui peut nous rester en tête. C’est mieux qu’une photo. Il y a aussi des produits de la compétition pour comparer. On ne se ferme pas les yeux et on veut que nos détaillants soient à l’aise avec nos recommandations », souligne-t-il.

BASF propose donc Engenia, contenant une formule améliorée à base de dicamba, qui est homologué pour combattre les mauvaises herbes dans le maïs-grain et le nouveau soya Roundup Ready 2 Xtend. Il s’avère efficace pour gérer la résistance contre les produits du groupe 2, les triazines et le glyphosate. Armezon Pro sans atrazine montre également des résultats convaincants pour la maîtrise rapide d’un large éventail de mauvaises herbes graminées. Il est aussi adapté au maïs de grandes cultures tolérant au glyphosate.

Soulignons que l’atrazine, inventée dans les années 1950, est l’un des pesticides les plus utilisés au Canada et aux États-Unis. Selon le ministère de l’Environnement, il est le 5e pesticide le plus vendu au Québec et occupe environ le quart de la superficie en maïs.

D’autres produits

BASF a profité de l’occasion pour présenter d’autres produits, dont le fongicide Caramba, une nouvelle solution préventive pour mieux protéger le maïs ensilage contre les maladies foliaires de fin de saison. « Une fois que le maïs est sorti, c’est le meilleur temps pour l’utiliser. C’est une usine à photosynthèse », mentionne M. Foley.

Le fongicide Cotegra, quant à lui, a été élaboré pour gérer la sclérotinia dans le canola à l’ouest du pays. Il est actuellement en voie d’homologation pour le soya. « Le plant est sensible tout au long de la floraison et les fleurs se trouvent sous les feuilles. Il faut mettre beaucoup d’eau et les bons produits », explique l’agronome.

Un autre fongicide, Headline AMP, assure quant à lui une meilleure maîtrise des maladies dans le maïs et les céréales, dont la kabatiellose et le dessèchement. Et enfin, depuis septembre, les producteurs de maïs et de soya peuvent utiliser l’herbicide Zidua pour gérer les mauvaises herbes et contrer la dépendance au glyphosate.