La dépouille mortelle de Claude Béchard recouverte du drapeau du Québec à la sortie de la cathédrale de La Pocatière à la suite de funérailles nationales samedi.
La conjointe de Claude Béchard et leurs enfants suivent douloureusement la dépouille mortelle à son arrivée à la cathédrale de La Pocatière.
La conjointe de Claude Béchard et leurs enfants suivent douloureusement la dépouille mortelle à son arrivée à la cathédrale de La Pocatière.
À la suite d’une cérémonie religieuse de plus de deux heures, la famille et les dignitaires ont rendu un ultime hommage à Claude Béchard.

«Salut Claude»

C’est dans le plus grand des respects que le ministre de l’Agriculture du Québec, Claude Béchard, a été conduit à son dernier repos samedi. Plus d’un millier de personnes lui ont rendu hommage au cours de funérailles nationales célébrées à la cathédrale de La Pocatière.

13 septembre 2010
par Pierre-Yvon Bégin - Politique

 Fierté des gens de Témicouata-Kamouraska, Claude Béchard laisse l’image d’un être chaleureux, doté de la simplicité joyeuse d’un fils du peuple.

« Salut Claude », a résumé le premier ministre, Jean Charest. Celui-ci a de nouveau évoqué l’amitié fraternelle, « un cadeau de la vie », qui le liait au ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. Les gens que le jeune ministre de 41 ans représentait à l’Assemblée nationale, de rappeler Jean Charest, venaient à lui la main tendue en laissant de côté le « Monsieur Béchard » et encore davantage « Monsieur le ministre ».
« En lui disant simplement : salut Claude, a indiqué Jean Charest. C’est ce qui le rendait le plus fier. C’était son bonheur. Juste Claude. Claude qui se bat pour Kamouraska. Claude qui est toujours là pour les hommes et les femmes de son coin de pays. »

Les funérailles nationales de plus de deux heures ont été célébrées en toute intimité avec la famille. Sa sœur aînée, Hélène, a noté que Claude était fier de dire qu’il était fils de cultivateur. Entourée des filles du défunt, Béatrice et Justine, et de ses propres enfants, Charles et Marianne, Mylène Champoux, conjointe, a parlé d’un capitaine aux yeux rieurs et vifs « défiant la vague déferlante ».

« Je t’aime et je t’aimerai toujours », a-t-elle écrit dans un texte lu par sa sœur, Marie-Claude.

Outre les représentants de la grande famille politique, de nombreux citoyens de la région ont aussi tenu à saluer Claude Béchard une dernière fois. La cérémonie était retransmise au sous-sol de la cathédrale, bondé pour l’occasion. La dépouille a par la suite été inhumée au cimetière de Saint-Pascal de Kamouraska.

Plusieurs producteurs agricoles et présidents de fédérations assistaient aussi aux funérailles. Président de l’Union des producteurs agricoles, Christian Lacasse se remémorait avec beaucoup d’émotion le dernier dîner pris avec Claude Béchard. À bâtons rompus, les deux hommes avaient échangé autour d’une vision d’avenir pour l’agriculture incarnée dans une future politique agricole.

« Il y croyait tellement à cette politique, a confié Christian Lacasse. Il va nous regarder aller et j’espère qu’on va lui rendre honneur avec cette politique. »