Les producteurs d’Abitibi-Témiscamingue haussent le ton

Écoeurée de l'inertie gouvernementale malgré ses réclamations réitérées, la fédération de l'UPA d'Abitibi-Témiscamingue recommande à ses membres d'interdire l'accès de leurs terres à tout usage autre que l'agriculture.

28 juillet 2010
par Camille Beaulieu - Politique

La mesure prendra toute son ampleur cet automne. Nombre de camps de chasse seront inaccessibles. L'Abitibi-Témiscamingues possède aussi le plus important kilométrage de sentiers aménagés pour la motoneige et les véhicules tout-terrain au Québec.

Le ras-le-bol agricole reflète une diminution des revenus de 2003 à 2008 plus importante dans cette région (64 %) que dans l'ensemble de la province (27 %). L'Abitibi-Témiscamingue subit aussi, davantage que d'autres régions, le contrecoup de réformes comme celle de la FADQ.

Ces coups durs, déplore le syndicat, surviennent alors que la région développait un nouveau modèle, « L'Abitibi-Témiscamingue dans notre assiette », pour permettre aux producteurs de mieux vivre de la vente de leurs produits.