Le MAPAQ justifie le resserrement de l’ASRA

Le MAPAQ affirme que l’agriculture se porte mieux et que le moment est donc « opportun » pour resserrer l’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA).

22 octobre 2010
par Thierry Larivière - Politique

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a émis un communiqué à cet égard le 21 octobre.

Ce rappel de la position du MAPAQ survient après l’annonce de fermetures des sentiers de motoneige et VTT dans une majorité de régions du Québec. Rappelons que l’Union des producteurs agricoles (UPA) utilise ce moyen de pression afin d’obtenir le retrait de la mesure d’efficacité qui consiste à retirer 25 % des fermes moins performantes du calcul du coût de production dans l’ASRA.

« Concrètement, la modification dont il est question vise à établir les modèles de coûts de production de l’ASRA et sera désormais basée sur la moyenne de 75 % des entreprises les plus performantes. Son incidence sur le revenu assuré des agriculteurs est de l’ordre de 3 % », réaffirme toutefois la communication du Ministère.
Le MAPAQ rappelle également les investissements totaux du gouvernement en agriculture de 4,25 milliards de dollars en cinq ans.

L’agriculture va mieux

L’argumentaire du MAPAQ repose en partie sur la reprise dans certains secteurs agricoles. « Les productions porcine et de céréales-oléagineux profitent d’une amélioration sensible des prix sur le marché et les perspectives de prix se révèlent, de manière générale, positives. Dans les faits, la situation de l’économie agricole est favorable », souligne le communiqué.
Le ministère rappelle que le soutien accru à l’agriculture des dernières années et le respect de la capacité de payer des Québécois ont mené à l’annonce du Plan de redressement des interventions en matière de gestion des risques en 2009. Ce plan visait à améliorer la « performance » des entreprises agricoles et à favoriser la « diversification » de l’agriculture. Toujours selon le MAPAQ, le resserrement de l’ASRA était donc justifié par le cadre budgétaire du Québec et par les rapports Pronovost et Saint-Pierre.

Le MAPAQ annonce néanmoins que le détail de mesure d’adaptation de 100 M$ sur cinq ans sera bientôt divulgué afin d’accompagner les entreprises les plus touchées par les nouvelles mesures.