- Des liens surprenants avec les libéraux
- Le gaz de schiste suscite la méfiance des producteurs
- L’opposition réclame un moratoire
- La CPTAQ ne peut refuser un puits à cause d’un risque de pollution
- Deux puits et aucun problème
- Des droits d’exploration sur des millions d’acres
- Présent dans les basses terres du Saint-Laurent
- L’agriculture au centre du débat
Le BAPE se prononcera sur le gaz de schiste
Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) devra déterminer la façon d’exploiter les gisements de gaz de schiste dans une perspective de développement durable.
Devant le tollé soulevé par l’exploration de gaz naturel dans la vallée du Saint-Laurent, Québec se tourne vers le BAPE afin d’analyser les préoccupations du milieu, tout en refusant d’imposer un moratoire.
Le monde agricole est particulièrement concerné par cette exploration, les recherches se déroulant principalement sur des terres agricoles. L’Union des producteurs agricoles (UPA) accueille favorablement la décision du gouvernement et participe d’ailleurs aujourd’hui à une première réunion d’un comité de liaison sur les hydrocarbures. Ce comité a le mandat d’étudier les enjeux environnementaux, sociaux et économiques, dans le but de conseiller Québec sur la rédaction d’une future loi sur les hydrocarbures, promise pour le printemps 2011.
« Cette exploration, indique Pierre Lemieux, 1er vice-président de l’UPA, représente des préoccupations importantes en matière d’environnement. Il s’agit principalement de la santé des producteurs et productrices agricoles et de l’impact sur la nappe phréatique. En milieu rural, l’eau potable provient surtout de puits. »
En conférence de presse dimanche, la vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau, a indiqué que le BAPE devra tenir des consultations publiques cet automne. Ces consultations auront lieu dans les régions de Chaudière-Appalaches, du Centre-du-Québec et de la Montérégie, le BAPE devant remettre son rapport le 4 février prochain.
D’ici la mi-septembre, Québec promet aussi de produire un guide d’information sur l’exploitation du gaz de schiste et de rendre l’information disponible dans un site Internet. Le gouvernement indique aussi qu’il entend conclure un protocole d’entente avec l’industrie de manière à préciser la teneur de pratiques exemplaires.




