- Des liens surprenants avec les libéraux
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- Deux puits et aucun problème
- Des droits d’exploration sur des millions d’acres
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L’agriculture au centre du débat
Le monde agricole est concerné de très près par l’exploration gazière, les recherches se déroulant surtout sur des terres agricoles.
L’Union des producteurs agricoles (UPA) accueille ainsi favorablement la décision du gou vernement du Québec de confier au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) le mandat de faire le point sur l’impact de l’exploitation des gaz de schiste. La santé des producteurs agricoles et l’impact sur l’environnement constituent les principales préoccupations pour l’UPA.
« Nous partageons les craintes des autres acteurs par rapport à l’environnement, indique Pierre Lemieux, 1er viceprésident de l’UPA, qui prenait part lundi à une première rencontre du comité de liaison sur les hydrocarbures. Pierre Lemieux précise que les inquiétudes s’établissent à trois niveaux, d’abord en ce qui concerne la santé des producteurs et productrices agricoles. Qu’en est-il notamment des risques d’explosion, les infrastructures de recherche de gaz se trouvant à proximité des agriculteurs?
« Nous avons aussi beaucoup d’interrogations par rapport aux impacts sur la nappe phréatique, ajoute-t-il. En milieu agricole, nous avons surtout des puits individuels pour capter l’eau potable. Est-ce que la nappe va descendre et qu’en est-il des risques de contamination? Pour fractionner la roche, les entreprises utilisent de l’eau et des ajouts de produits. Comment va-t-on traiter cette eau? »
Autre préoccupation pour l’UPA, l’exploitation du gaz naturel nécessite la construction de pipelines pour acheminer le gaz vers les lieux de consommation. Or, les pipelines représentent des contraintes pour les travaux agricoles. L’impact sur les terres agricoles est bien réel dans une perspective d’agriculture viable et rentable.
Pierre Lemieux révèle que la question de l’exploration des gaz de schiste n’est pas nouvelle pour l’UPA. Depuis près de deux ans déjà, l’Union discute avec l’Association pétrolière et gazière du Québec dans le but de conclure un accord-cadre permettant d’aider les agriculteurs à négocier la présence des entreprises gazières sur leurs terres. L’UPA a développé une expertise dans ce domaine, ayant déjà conclu une entente avec la pétrolière Ultramar pour le passage du pipeline Saint-Laurent.
Le premier vice-président entend d’ailleurs faire valoir au sein du comité de liaison l’importance de favoriser une cohabitation harmonieuse entre agriculteurs et entreprises gazières. Il songe ainsi au versement de redevances au milieu agricole, non seulement pour les producteurs directement visés, mais aussi pour l’entourage. D’ici la conclusion d’un accord-cadre, Pierre Lemieux recommande la plus grande prudence aux agriculteurs, beaucoup de questions concernant les impacts environnementaux demeurant sans réponse.




