La saison des sucres est bien partie au Québec
Débutée en même temps partout au Québec, la saison des sucres, très précoce, est bien partie, mais n’a pas encore pris son rythme de croisière.
La production de sirop varie de ¼ de livre à l’entaille, dans les érablières froides du Bas-Saint-Laurent, à 1 ½ livre à l’entaille en Montérégie où elle a atteint environ la moitié de la récolte habituelle.
Partout le sirop produit est d’excellente qualité, extra-clair ou clair. Après plus de dix jours de coulée continuelle due au gel la nuit et au dégel le jour, et des prévisions similaires de temps doux pour une autre semaine, des acériculteurs commencent à craindre une saison écourtée. « La durée de coulée sans période de froid est en tout cas exceptionnelle », a signalé à la Terre le directeur général adjoint de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, Simon Trépanier. Cela dit, il est pour l’heure impossible de prévoir l’envergure finale de la récolte. Et on peut comprendre l’inquiétude des acériculteurs qui réalisent leur production de toute une année en une trentaine de jours!
Des acériculteurs, en Estrie, au Bas-Saint-Laurent—Gaspésie et au Centre-du-Québec notamment, ont été pris de court par la montée précoce de la précieuse sève. Même la coopérative Citadelle a avoué en être à la phase de livraison des barils vides quand les coulées d’eau d’érable ont débuté.
La production de 100 % de leur contingent par les acériculteurs québécois procurerait une récolte de 110 millions de livres de sirop en 2010. Le Québec, qui assure environ 80 % de la récolte mondiale, pourrait ainsi répondre à la demande et renflouer ses stocks. Les 41,4 millions d’entailles déclarées à la Fédération, soit un million de plus que l’an dernier, devraient sans doute y contribuer.



