Entente historique entre écologistes et forestières

Il semble que bien de l’eau a coulé sous les ponts depuis le célèbre documentaire L’Erreur boréale, de Richard Desjardins, qui avait sérieusement terni l’image de l’industrie forestière au Québec en 1999.

18 mai 2010
par Thierry Larivière - Forêt

« Cette entente représente rien de moins qu’une trêve. On enterre la hache de guerre », a déclaré Mélissa Fillion, directrice intérimaire de Greenpeace au Québec. L’Entente sur la forêt boréale canadienne regroupe quelque 21 entreprises forestières membres de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) ainsi que plusieurs groupes écologistes qui s’intéressent à la forêt boréale comme Greenpeace, Canopée, la Fondation David Suzuki, L’Initiative boréale canadienne ou la Société pour la nature et les parcs du Canada. Des forestières qui ne sont pas membres de l’APFC ne font pas partie de l’entente telles que Domtar ou Buchanan.

Tout n’est pas encore décidé dans l’entente, mais 60 objectifs ont déjà été fixés pour les trois prochaines années. Quelque 72 millions d’hectares dont 8,5 millions au Québec seront exclus des coupes forestières le temps de déterminer de nouvelles aires protégées et des mesures de protection pour le caribou forestier. Le tout se fera en collaboration entre les signataires et avec les gouvernements lorsque cela sera pertinent (aires protégées). Des auditeurs indépendants choisis par les deux groupes vérifieront le travail accompli et des rapports périodiques seront disponibles sur le site Internet des partenaires (www.ententesurlaforetborealecanadienne.com).