Pas de consensus sur les changements climatiques
Dans un récent vox pop réalisé en marge d'Expo-Champs, la Terre a pu constater que les producteurs ne s’entendent pas sur le risque lié aux changements climatiques pour leur ferme.
« Les arbres sèchent dans mon érablière », affirme Magella Marcotte, qui possède une érablière à Saint-Basile de Portneuf. Il estime que la chaleur est certainement une des causes.
« C’est difficile d’élever des veaux avec les gros coups de chaleur », affirme Pierre Arès, producteur de veaux de lait de Tingwick, qui précise que la mortalité augmente et le gain moyen diminue lorsque les grosses chaleurs s’installent.
« La saison était très hâtive dans mon érablière, mais on a eu des chenilles », lance André Villemaire, producteur acéricole et de grandes cultures de Saint-Esprit. Ce dernier craint que de nouveaux insectes nuisibles n'arrivent avec la chaleur.
« La plus grande fréquence des coups d’eau extrêmes est dérangeante », estime Pierre Bernard, producteur de grandes cultures de Saint-Pie, qui s’inquiète aussi de possibles sécheresses plus fréquentes, tout comme André Lacouture, de Saint-François-du-Lac.
Des doutes sur le phénomène
D’autres demeurent encore sceptiques par rapport au réchauffement. « C’est déjà arrivé dans le passé que le climat se réchauffe », estime Réal Picard, producteur de vaches-veaux et de grandes cultures de Saint-Hugue. « Je ne peux pas dire que ça affecte mes cultures. Il n’y a pas de tendance qui se dégage si l’on considère les deux derniers étés plus frais », soutient de son côté Martin Boisselle, producteur de grandes cultures de Saint-Aimé.
Aspect positif
« Le maïs en a profité (de la chaleur) », indique Daniel Gauthier, producteur de maïs et de haricots de Saint-Marcel, qui souligne le mûrissement plus rapide. Même son de cloche du côté de William Harriman, producteur ovin d’Ulverton, qui pense que la chaleur permettra de cultiver de nouvelles variétés de plantes. Ce dernier constate d’ailleurs une évolution dans le maïs, avec l'accroissement du nombre des régions productrices. Les nouveaux cultivars expliquent toutefois une partie de ce phénomène. « Pour le maïs, c’est positif, c’est une plante tropicale », ajoute André Villemaire de Saint-Esprit, qui affirme que la production de foin s’est également améliorée et que les pénuries semblent être une chose du passé dans sa région (Lanaudière).




