- Des liens surprenants avec les libéraux
- L’opposition réclame un moratoire
- La CPTAQ ne peut refuser un puits à cause d’un risque de pollution
- Deux puits et aucun problème
- Des droits d’exploration sur des millions d’acres
- Présent dans les basses terres du Saint-Laurent
- L’agriculture au centre du débat
- Le BAPE se prononcera sur le gaz de schiste
Le gaz de schiste suscite la méfiance des producteurs
Dans un récent vox pop réalisé par la Terre en marge de l’Expo-Champs, les producteurs agricoles se sont dits inquiétés par l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste dans le sous-sol québécois. On constate aussi que plusieurs questions demeurent sans réponse.
« Ça va changer le paysage. Il me semble qu’on a assez de nos barrages pour vendre de l’énergie aux Américains », lance Magella Marcotte, de Saint-Basile de Portneuf.
« Ils n’ont pas payé ce qu’ils avaient promis pour les champs écrasés », soutient Réal Picard, de Saint-Hugues, qui a reçu la visite de prospecteurs de gaz sur ses terres et qui n’a pas été convaincu par leur façon de procéder. « Il y a de l’inquiétude, ils rentrent dans les champs avec leurs gros sabots », ajoute Daniel Gauthier, producteur de Saint-Marcel. Ce dernier craint de ne pas avoir de contrôle s’il demande que les prospecteurs déplacent leurs puits, pipelines ou chemins d’accès. M. Gauthier souhaite que les producteurs s’organisent pour « se battre contre eux ». « C’est mon champ », entend répondre Benoît Henri, de Saint-Roch-de-l’Achigan, si des prospecteurs se pointent le bout du nez.
L’environnement et l’eau qui sert pour abreuver les animaux et irriguer certaines cultures sont des thèmes qui reviennent dans les préoccupations. « On va gaspiller des milliards de gallons d’eau, alors que nous avons d’autres énergies », indique Luc Pelletier, résident de la région de Saint-Hyacinthe. « S’il y a un risque de contamination de l’eau, ce n’est pas intéressant », affirme Martin Boisselle, de Saint-Aimé.
« On peut être 30 ans sans problème et il peut arriver un accident comme dans le golfe du Mexique », souligne William Harriman, producteur d’Ulverton. Il soulève la question de savoir qui paiera dans un tel cas puisque le risque zéro n’existe pas.
Intérêt économique
Bien que presque tous les producteurs se préoccupent des risques, le gaz naturel suscite tout de même un intérêt quant à ses retombées économiques. Plusieurs producteurs voulaient savoir quelles seraient les redevances et les conditions honorées par les sociétés gazières pour s’installer sur les terres.



